Le Royaume de Mario

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 Cakeman - La fiction

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Flo Jess
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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Dim 29 Mai - 18:05

Je reconnais tout à fait le style farfelu de Shooring. Mais il y a aussi du sérieux et une impression de noir dans tout cela. C'est un style étrange mais plaisant. J'aime bien =) !

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Shooring
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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Dim 29 Mai - 22:15

MarioDark02 a écrit:
Tu nous ajouteras dans l'ordre demander ? Je dit sa puisque je suis le premier lol.

Pas forcément dans l'ordre, non, mais toutefois je compte te placer dès le second chapitre. Pour les autres je vais faire une petite liste :

MK02 - Dès le deuxième chapitre
Sébastien - Dès le troisième chapitre
Flow Jesso - Dès le deuxième chapitre
Pixou - Dès le deuxième chapitre, sûr
Arz - Dès le troisième chapitre
Tainic - Dès le quatrième chapitre

Je ne veux pas donner des rôles barbants et inutiles au possible, donc je vais faire lentement et je verrai s'il faut quelque chose là ou pas.

EDIT : Voilà il y a des modifications, ne pleurez pas ceux qui apparaissent assez tard.


Dernière édition par Shooring le Lun 30 Mai - 19:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Lun 30 Mai - 18:07

Ok, j’apparais dés le deuxième Very Happy Bon courage pour ta fic!
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Shooring
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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Sam 4 Juin - 16:00

Le chapitre 2 est bientôt terminé, j'attaque la fin qui va me sembler assez compliqué donc pas sûr que je vais le publier demain. Je suis un peu plus satisfait de celui-ci que le premier, le troisième va être meilleur encore, quand au quatrième je jure de faire de mon mieux.

EDIT : Le chapitre sera publié demain. Il est bien plus long que le premier, je me demande si ça va passer en faite.
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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Dim 5 Juin - 13:15

Ben les double-post ne sont pas autoriser ici?
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Shooring
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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Dim 5 Juin - 14:36

Chap 02 : J'ai pourtant toujours cru en ma bonne étoile

Le 1000ème festival de la fortune s'apprêtait à démarrer, toutes les personnes importantes étaient déjà présentes sur place. Dans le château tout doré, l'ambiance était déjà dédié à la festivité locale, ce qui plut au bon gentleman qui arrivait d'un pas affirmé devant l'entrée du monument. Il contempla autour de lui l'immensité jardin, il sentit les doux parfums qui provenait des serres non loin d'ici, l'odeur était si raffiné qu'il apportait un brin de poésie aux festivités. Devant l'immensité de la porte tout en or, il prit le temps d'observer tout les détails et les descriptions qui y figuraient dessus, cela le rendait joyeux, rien qu'à de simples mots. Il entrouvrit la porte et fut ébloui par la lumière envahissant la pièce, une atmosphère chaleureuse lui caressait la joue. Peu à peu, il distingua les nombreuses personnes dans la pièce, tout le monde était bien habillé, bien coiffé, tout était parfait dans ce festival. La nuit fut à peine tomber que les discussions allaient de bon train, cela portait sur la politique, la science et l'économie de notre monde. Les maintes réflexions paralysèrent le gentleman entrain de pleurer de joie. Il s'attarda vers un groupe de personnes afin de prélever des avis sur l'évènement annuel.

« Comment trouvez-vous ma demeure ?, demanda le gentleman »

Les invités furent étonnés de la présence du propriétaire du château ici, l'élégance du gentleman valait à elle seule l'éblouissante lumière de la salle. Ils restèrent muets un instant et prirent la parole pour échanger leurs avis.

« Je trouve votre château très beau monsieur, dit l'une
-Magnifique, s'écria une autre
-Ce matin j'étais à la recherche de l'académie, je suis rentré dans le bâtiment et j'ai commandé un verre de limonade, une serveuse s'est approchée de moi et m'a demandée si c'était à emporter, je lui ai dit que je n'avais pas ma carte Leclerc avec moi et c'est ainsi que je sortis du coiffeur avec une coupe toute dorée, signe de ma victoire contre l'armée française !
-Vous le trouvez comment mon château, demanda le gentleman à cette dernière personne »

Celle-ci tourna la tête d'une manière prétentieuse et interrogea du regard le propriétaire de ce magnifique monument. L'atmosphère commençait à s'alourdir, la lumière se renfermait peu à peu sur elle-même, le silence était absolu... Ce dernier interlocuteur ponctua d'une manière agressive un simple « Comment ? », un malaise inhabituel se produisit chez le gentleman, il était horrifié. L'interlocuteur reprit.

« Comment ça votre demeure Mr Shooring ? Il s'agit de ma propriété !
-Je... Non... Pixou... Tu ne peux pas me faire ça... Com.... Comment tu es arrivé là... Tu n'es pas invité...
-Pourquoi être invité si on en est le propriétaire Mr Shooring ? Vous savez très bien où est votre place, en enfer.
-Non... Pixou... »

Une mélodie dépressive se mettait en route, les invités du festival tournèrent le dos au gentleman et dansèrent sur des pas simples sans se retourner. Le prétendu propriétaire tenta maintes fois de les approcher sans pouvoir en toucher un mot, la vie les avait quitté à moins que ce ne soit le sort qui lui fut destiné. Ses membres commençaient à se paralyser, il ne pouvait plus bouger, il était là immobile entrain de voir ses invités avancer vers une lumière éblouissante. Il tentait de bouger, il n'arrivait pas, c'était impossible, il voulait courir vers cette issue, il voulait finir avec ce cauchemar. Cauchemar ? Une légère impression ne lui donnait pas autant raison qu'il prétendait. Le monde s'écroulait au-dessus de lui, un grondement atroce lui arracha les oreilles, sous ses pieds le sol se retournait et une muraille verticale se confrontait à lui aussi impuissant qu'il est. Il poussa des cris de détresse, il voyait du noir en-dessous de ses pieds, la lumière se ferma sur lui, l'obscurité gagna son cœur et sentit de légères brûlures sur son corps. Une petite voix lui pénétra dans sa tête comme le moteur d'une scie électrique, les paroles se répétèrent en masse « Donnez-lui 3 baffes quand il se réveillera », sa tête allait exploser, son mal-être intérieur devenait énorme, et là...

La lumière fut, et le châtiment cruel apparut : trois paires de baffes.

« AH ! Mon bras ! … … … Ah ma tête !
-On avait dit 3 baffes Clara ! Faites attention la prochaine fois.
-Désolé Mr Renoir... »

Peu à peu, la vision du patient reprit ses couleurs et fut immédiatement ébloui par la blancheur de la salle. Sa position n'était pas inconfortable il faut dire, il était allongé sur un matelas et avait la tête posée sur un coussin bien moelleux. Seulement l'incapacité de bouger se fit vite ressentir : ses membres étaient bloqués par des liens bien solides aux 4 coins du lit. Shooring n'était pas encore bien réveillé, ce qui semblait être habituel d'après l'expérience du Dr Renoir : le cas Shooring est celui qui lui rapporte le plus d'argent dans l'année. L'assistante du docteur, Clara, s'approcha du patient encore sonné et prit des notes sur son état instable.

« C'est inutile Clara, interrompit Renoir, il vaut mieux passer directement aux informations.
-Inforquoi ?, balbutia Shooring »

Le docteur tira les rideaux et ferma la seule porte de la pièce à double tour. Il approcha une lumière éblouissante sur son patient et commença son interrogatoire habituel.

« Alors, c'est quoi cette fois-ci votre motif de suicide, Mr Shooring ?, sourit nerveusement Renoir
-Ah, la question habituelle quoi...
-Et bien il faut dire que sur vos 245 tentatives de suicides, seuls une ou deux ont marché... Ou bien aucune en effet, c'est pourquoi vous êtes une nouvelle fois ici. S'il vous plait, répondez sérieusement. »

L'ambiance n'était malheureusement pas aux festivités comme il l'aurait bien voulu dans son cauchemar. Il prit un long moment avant de se décider, il déduisit par le calendrier de la salle qu'il était dimanche, il tenta de trier dans sa mémoire les évènements hebdomadaires qui ont pu lui mettre sur la route de la mort. Lundi ? Impossible, il était trop occupé à négocier avec la mairie un crédit. Mardi ? Il n'en avait aucun souvenir. Mercredi ? Peut-être bien... Samedi ? Il douta, quelque chose d'affreux lui rappeler vaguement quelque chose, il tenta de se focaliser de toute ses forces sur ce souvenir...

« Bon ça vient ? »

… et il s'écria.

« Oh non ! Eric Zeymour et Naulleau se sont fait virés par Ruquier, vite je veux une pilule de suicide, ou donnez-moi un revolver pour que je me troue le cul avec, oh !!!!
-Vous devriez tout de même songer à changer de moyens pour arriver à vos fins, suggéra Renoir, car ça n'a jamais marché par pendaison. Enfin ça, c'est si j'étais vous... Quoi qu'il est mieux que vous fassiez rien et que vous laissez cheminer la vie comme elle est.
-Vous avez raison docteur, affirma Shooring, je vais laisser la vie continuer son cours pour voir quand je pourrai enfin m'imposer !
-Ouais, ouais, soupira Renoir »

Cette fois-ci, Renoir refusa de donner un quelconque traitement thérapeutique à son patient, le résultat était tel qu'ils ont tous échoués sans exception, à moins d'une seule qui est la dernière qu'il puisse donner... Mais le déficit bancaire du patient allait rendre cette tâche bien difficile. Son assistante s'empressa de lui demander un prêt d'argent afin de financer cette solution, mais le docteur lui répondit « Hors de question ! », elle se fâcha.

« Il s'agit presque de votre unique client, vous voulez qu'il crève ?!
-Mais s'il ne crève pas je ne gagne rien non plus, vous...
-Vous serez poursuivi ! »

Pris par l'inquiétude de ce dernier problème, il prit du recul vis-à-vis de son refus de prêt. Après de lourdes secondes il opta pour la solution de son assistante sans être totalement convaincu. Shooring était là entrain de compter les oiseaux qui dansaient juste au-dessus de sa tête et fut surpris quand on le libéra des liens rattachés au lit.

« Vous êtes libre Mr Shooring, vous allez suivre mon assistante Clara. »

Shooring, chef d'entreprise de profession, n'a pourtant pas eu un début de vie difficile. Issu d'une famille riche à Capital Perdu, il a reçu une très bonne éducation de ses parents et a vite pris goût à la politique, les arts et les sciences. Son parcours scolaire fut exemplaire, ce qui lui mena à décider de prendre sa vie en main en montant une entreprise. Les locaux étaient déjà en sa possession grâce à l'héritage de ses grands parents, son idée ? Monter une grande firme de choux fleurs dans le monde, la Shoofarm. Le principe était simple : il s'agissait d'abord d'attirer la clientèle dans des restaurants végétariens, ensuite il pouvait s'étendre sur un marché beaucoup plus libre comme des jouets en choux-fleurs, voir même créé sa propre mascotte : Shooman. Hélas ! Les affaires ont vite fini par chuter, la cause ? Quelqu'un l'avait devancé sur ses plans, cette personne connue partout dans le monde fut détestée par Shooring, il considérait qui lui avait volé ses plans. Depuis le lancement de la firme concurrente, la Shoofarm s'est vue contrainte d'aller autre part que dans la grande ville qu'est Capital Perdu. Par une ancienne connaissance, il décida de s'installer dans Connerille, un village qui n'a jamais fait entendre parler de lui... Du moins jusqu'à ce jour, mais on y reviendra dans la suite. Ce transport n'était pas sans conséquence, d'une part il a perdu tout ses employés d'autre part il se trouve seul à gérer un terrain vide. Son entreprise qui est une ferme de campagne, s'est placée dans l'ex-décharge municipale par manque de place. Il est ruiné, même les revenues du chômage ne peuvent plus le sauver car il a des dettes envers la maire. Le voilà bien seul.

Dans un laboratoire voisin à la clinique du Dr Renoir, Clara chercha dans les dossiers où pouvait bien être le traitement tant demandé. Elle tomba sur des factures non payés ainsi que des publicités sans intérêt jusqu'à tomber sur ce qu'elle cherchait.

« Casier 854, dans l'allée au fond à droite. »

Le fermier suicidaire suivit, d'un air dépité, Clara qui était toute joyeuse, il regarda en passant dans les rangs tout les traitements que l'on pouvait trouver dans ce laboratoire. Enfin, il arriva vers la « solution finale » d'après l'assistante du docteur. Elle regarda sur sa note s'il s'agissait bien du prototype voulu, il s'agissait bien du « MK02 ». Elle ouvrit le casier où était conservé le robot qui allait mettre un nouveau goût à la vie de Shooring, elle le mit dans une position debout et l'activa avec un interrupteur. Voilà ! On y arrive enfin.

« Je vous présente le MK02 Mr Shooring, il est à vous à présent...
-J'ai envie de me suicider.
-... mais vous serez hélas endetté.
-J'ai envie de me tirer une balle dans la tête. »

La déception pouvait se lire sur le visage de l'assistante, elle croyait qu'elle allait avoir quelques remerciements de la part de son patient. Ces mots tel que « Suicider » entrainèrent une réaction anormale au robot encore resté immobile, MK02 prit le bras de Shooring et le secoua afin d'évaluer sa tension cardiaque, il jugea alors qu'il était encore en vie et se recroquevilla sur lui-même.

« J'ignore comment ça marche, mais ça pourrait me faire quelques distractions, affirma Shooring
-C'est un robot multifonction, il peut faire plein de choses : aspirateur, montre, arme...
-Esclave ?
-... oui esclave si vous voulez.
-Sérieux ?!
-Oui...
-Ah ! Tu vas t'y plaire chez moi mon vieux bot ! »

Ce n'était pas une défaite totale pour Clara, même si elle jugea qu'elle aurait pu insister plus sur les fonctionnalités du robot. Des bruits de pas au fond de la salle remontèrent jusqu'aux oreilles de Clara, elle se retourna et vit le Dr Renoir qui lui félicita.

« Bravo Clara ! Alors là bravo ! … je viens de perdre un client très important... C'est moi qui vais faire faillite... et je t'entraînerai avec moi, dans ce cauchemar épuisant qu'est l'échec ! »

Pendant que Renoir digère cette amère erreur, dans la Shoofarm, Shooring reprend son habitude c'est à dire rester planté durant 2 à 3 heures sur un champ, sans bouger un seul membre.

« J'ai envie de me suicider, je vais chercher une corde, répéta Shooring »

Il lâcha sa pelle qu'il tenait dans sa main droite et prit la direction de sa chambre au second étage de sa ferme. Là il ouvrit un tiroir où il rangeait à chaque fois ses biens les plus précieux : tabourets, cordes, fusils, pilule, poison... Mais devant le récipient vide qu'il tirait, il fut horrifié.

« Où... ? Où donc ? Où sont donc passer mes moyens de me suicider ?! »

C'est là qu'il vit dans l'escalier le MK02 détenant tout ses biens.

« Qu'est-ce que tu fous ?!, cria Shooring en courant derrière le robot.
-Je vais les incinérer, d'après mon analyse ces objets peuvent nuire à l'homme. Or d'après la notice du MK02, je suis utilisé afin de protéger l'espèce humaine ou les animaux en voie de disparition. Si vous avez des problèmes, veuillez laisser un message au 06 04...
-Rends-moi mes cordes ! »

Le fermier dépressif se jeta sur le robot, celui-ci se défendit et jeta les biens précieux de Shooring dans le feu de bois qui chauffait la maison. Les mots ne voulurent pas sortir immédiatement hélas, il était là entrain de se frotter les yeux devant les flammes ardentes qui consommaient 50% de son matériel. Son regard croisa le capteur rouge du robot qui semblait bien satisfait de son travail.

« Tu es inhumain !, insinua Shooring »

Cependant, la sonnette interrompit la scène dramatique, il ne pouvait s'agir que d'une seule et unique personne, la connaissance qui lui a mené à ce village bien vide : Pixou. Au dehors du todis, Shooring prit la peine de voir son meilleur ami et échangea de doux mots avec celui-ci

« Qu'est-ce que tu veux sale enfoiré ?, provoqua Shooring
-Et toi sale médeux ?, répliqua Pixou
-Tu veux te battre hein ?!
-Inutile, je suis le seul policier de la ville ici, et je n'ai pas besoin de me battre pour te faire chier.
-Et alors ?
-Ben tu vois, je peux très facilement te mettre sous les barreaux de la SEULE cellule qu'a pu financé la mairie !
-Ben moi tu vois, je peux te mettre sous la SEULE tombe que J'AI pu financé.
-Tu n'en gardes pas une pour toi ?
-C'est à dire que je l'ai déjà acheté depuis, mais il faudrait que je songe à la changer elle est pleine de rature hélas, je n'ai plus de place pour graver ma nouvelle date de mort.
-C'est triste...
-Je t'offre à boire ?
-Avec plaisir ! »

A en voir la relation intime entre ces deux personnes, on peut se demander ce qui peut être plus beau que cela ! Hélas, dans notre monde actuel ces relations fortes n'existent pas, où avez-vous un respect absolu entre l'autorité et le vilain ? Où avez-vous des dialogues aussi raffinés en réflexion qu'en générosité ? Où avez-vous vu des personnages aussi tordus dans une fiction ? Pixou et Shooring sont la réponse à ces trois questions, plus précisément : nul part même pas dans cette fiction. La police de Connerille n'a seulement qu'un seul policier dans son organisme, et il s'agit de Pixou, quand aux personnes endettés de Connerille, il n'y a qu'un seul adhérant à cette tactique et il s'agit de Shooring.

Dans l'ex-mangeoire de la Shoofarm, les relations entre les deux personnes reprirent leurs habitudes tel que des injures à perpétuité, des dialogues de sourd, et des paris à la roulette russe. Si on exclue l'absurdité dans ces évènements, il nous reste les boissons sur la table. Alors que Pixou sirotait encore son Pepsi, Shooring remarqua que la nuit venait tout juste de tomber ce qui fut contraignant pour lui. Le policier affirma avec un large sourire.

« Hé ! On avait dit que si toi ou moi ne se casse pas de la maison de son pote avant la nuit, il serait alors obligé de dormir chez son pote.
-Roh, tu remets encore ce paris ?! Tant pis, tu dormiras là où pisse mes Shoofleurs.
-Comment ça tes... ?
-Pas ma faute si la mairie n'a pas songé à payer un inspecteur pour vérifier l'hygiène, je les avais prévenus ! »

Pixou semblait assez songeur, par la fenêtre il scrutait le ciel où il pouvait compter des milliers d'étoiles. Il tentait de voir s'il pouvait discerner des constellations mais manque de pot, cela ne lui réussit pas. Cette attitude prit de dégoût Shooring qui ne voyait rien de festif.

« Tu regardes quoi par la fenêtre là ?!, s'écria Shooring
-Hum, c'est vrai qu'on n'a jamais vu le maire sortir de la mairie, pourtant j'ai ma rémunération chaque mois et toi tu as des crédits.
-Hé, hé ! Écoute mooooi ! »

Aucune réponse de sa part, il s'était déjà envolé vers une autre galaxie qui lui sembla bien meilleur, bien plus chaleureux, et bien plus aimable que celle où elle se trouvait... Mais rien ne vaut pas la colère d'une personne impulsive, tel qu'un coup de fouet dans le dos.

« Aïe ! Tu fais quoi Shooring ?! Tu es malade ?
-Je te demandais ce que tu regardais par MA fenêtre, tout n'est pas à toi tu sais !
-Laisse, je regardais les étoiles... C'est quoi ton étoile porte-bonheur ?
-Je n'en ai pas... »

Le fermier observa les étoiles et les compara par rapport à leurs scintillements. Il se fixa sur une de longues minutes comme si celle-ci était la révélation du siècle.

« J'ai choisi, c'est celle-ci !, répondit Shooring en montrant du doigt son choix
-Elle est curieuse ton étoile, répondit Pixou
-Ouais !
-Elle bouge ton étoile.
-Ouais !
-Elle grossit ton étoile...
-Euh ouais ?
-Hé ! Mais elle s'approche de nous la cochonne ! »

L'alarme de la mairie se déclencha, les habitants du village sortirent immédiatement de leurs maisons afin de voir ce qu'ils se passent au dehors. Les premiers étaient Pixou et Shooring, ensuite arriva par l'allée de droite à la Shoofarm un petit ours brun ainsi qu'un monstre bleu. Par l'allée de gauche, venait un vieillard pris par la curiosité, évaluant la gravité des choses il partit en courant comme une poule mouillée, sa direction croisa une personne déguisée qui voulait annoncer la bonne nouvelle à tout le monde. Il se planta dans le champ de Shoofleurs de la Shoofarm et chanta :

« ZE ZOUI LE CHANTEUL MAS...
-Bon dieu, la météorite se dirige vers toi, cours !, s'excita Shooring »

Une fois les paroles prononcés, il était déjà trop tard, la bonne étoile de Shooring s'est transformée en un malheureux souvenir. De la poussière se dégageait du corps du prétendu chanteur masqué, il ne restait plus aucune trace de vie de cette personne qui a fait une arrivée aussi conne qu'inutile. Tout le village était hélas en deuil...

« Mais que faites-vous ?! Allez examiner cette étoile filante !, s'impatienta le Petit Ours Brun, Proto Badger, amène moi un de tes longs couteaux de bouchers, on va tâter la bête. »

Aussitôt, le monstre bleu nommé Proto Badger courut vers sa maison, il dévala les escaliers afin d'accéder à sa salle de torture au sous-sol. Il prit dans l'un de ses nombreux tiroirs un très long couteau de boucher et le ramena aussitôt à son voisin de village.

« Merci Proto, remercia le Petit Ours Brun à son ami
-De rien...
-Bon, j'ai mon fusil avec moi donc vous pouvez y aller les gars, rassura Pixou
-Moi aussi je l'ai, confirma l'âme terroriste de Shooring »

C'est avec du recul que l'ours brun prit la lame du couteau et tapota la chose avec la manche. Ses premières analyses ne semblèrent pas très positives.

« Cela semble vivant, mais mou hélas. »

Fausse alerte pour tout les habitants, il n'allait pas y avoir une découverte scientifique qui puisse remonter la réputation du village. Un léger soupir fut poussé par les habitants du village, la déception grandissait en colère, les premières injures tombèrent, des gestes nerveux répondirent à l'agacement des villageois. Mais, au fond du cratère quelque chose prenait forme, cette même chose commençait à bouger mais cette fois sur la Terre. On pouvait distinguer des pieds qui simulaient un mouvement de marche. L'avancement de la chose fut à la fois lente et terrorisante pour les personnes présentes autour du cratère. L'obscurité de la nuit occupait de moins en moins de place sur le corps du monstre, et le voile tomba enfin peu après : une lumière blanche aveuglait cette chose ce qui la rendit terriblement nerveuse. Shooring lança sa lampe torche et prit la chose dans ses bras.

« Elle est à moi, elle est à moi !
-Lâche ça Shooring, ou je tire, menaça Pixou
-Je vous le déconseille, affirma une voix derrière lui »

Suivi de son assistante Clara, le docteur Renoir était là, aussi témoin de la scène extraordinaire qui venait de se produire. Les paroles de l'unique médecin du village étaient bien plus importantes que l'autorité elle-même, car il était le seul à avoir une qualification ici. Il prit une voix grave afin d'éviter l'excitation du policier ayant le doigt sur la gâchette, et il dit :

« Laissez-lui ce truc, sinon il va finir par se suicider par un moyen qu'il n'a pas encore testé, et ça ne m'arrange guère. »

La même nuit, Shooring rapporta cette chose chez lui et l'examina durant un long moment sur sa table, c'était pour lui une de ses seuls victoires ces dernières années. Au fur et à mesure que les cendres tombèrent du visage du monstre, il imagina divers visages à celui-ci. Il voyait dans ces cendres un clone à lui-même, le cadavre de Pixou, le chat de Proto Badger, ou encore un délicieux gâteau. A minuit, la cendre est totalement tombée et c'est avec un léger dégoût qu'il constata que la chose n'était pas une véritable surprise.

« Beurk, un gâteau ?! Laissez-moi vomir. »

Celle-ci encore muette allait bientôt être admise dans le village, et être surnommée « Cakeman ».

Ce n'est que le lendemain de cette journée bien préoccupante que notre histoire commence. Nous sommes 3 mois avant l'affaire Cakeman et pourtant cet « extraterrestre » a déjà fait entendre parler de lui. Les médias ne font qu'en parler de la comète qui s'est écrasée dans un petit village nommé Connerille, mais dû au jeu de mot bien vulgaire, le nom du village fut censuré. Ce mouvement médiatique sollicita la venue du Président du Royaume Perdu, occupé de régler quelques comptes avec la mafia locale. Élu depuis l'année dernière, le président Flow Jesso a su réconforter les personnes sans emploi et augmenter les taux de chômage. Il est connu non pas pour les affaires qu'il arrive à étouffer, mais pour ses ponts qu'il construit un peu partout dans le centre ville de Capital Perdu, il trouvait cela dommage que son pays ne permettait pas l'irrigation (pas de fleuves hélas). De peur de se faire fusiller par les familles mafieuses étrangères, il n'a jamais songé à rendre visite aux États voisins. On le connaît aussi pour être un homme méfiant et sévère, dès qu'on touche à ses biens il peut se mettre très en colère et prendre des décisions dures. Sachez-le, entre nous, tant qu'il ne voit pas ça, ce n'est pas du tout un bon Président. Mauvais, mais riche, c'est en limousine qu'il se rend vers le village le plus méconnu de la planète. Après un trajet de 3 heures de route, séparant Capital Perdu où siège son Gouvernement et Connerille, le véhicule s'arrête enfin. Un de ses gardiens du corps tapota à la vitre et fit signe de sortir. Le Président s'apprêtait à sortir, il était inquiet par tout les journalistes qui sont sur le point de se ruer sur lui, il inspira profondément et sortit d'un élan confirmé.

« Me voilà ! »

Ce fut ainsi qu'il se fit prendre pour un con.

« Euh, où sont les flashs ? Où est la ville ? Où sont les commerces ?
-Vous allez bien Mr Le Président, vous semblez divaguer, s'inquiéta Proto Badger
-Mais... il y a que dalle ici, rien, rien de rien... Je fais quoi ici ? »

Le chauffeur vint à la rescousse du Président et lui rappela que l'objet de la mission était de voir ce fameux cratère, et ainsi créé un mouvement médiatique sur lui. Il poussa un « Ah ! » qui fut pour lui à la fois un soulagement et une tristesse sans fin. Il suivit les villageois avec un œil bien méfiant, il les considérait comme des vulgaires ploucs, il n'osait même pas leur serrer la main. Devant le cratère il bailla avec élégance tandis que les autres firent de même pour lui montrer du respect, seulement la manière était bien plus cochonne. Quelque chose lui tourmentait en voyant ce cratère.

« Elle est où cette étoile dites-moi ?
-Chez Shooring, répondit Pixou
-Mais il est absent !, remarqua le Petit Ours Brun
-Oh et puis zut, ramenez-moi à Capital Perdu, dit le Président à ses gardes du corps »

Flow Jesso fut immédiatement reconduit à la limousine et partit avec une joie qui l'émut, les villageois semblaient satisfaits de leur travail, ils jugeaient qu'ils avaient bien défendu leur couleur.

Quand à Shooring, grâce à MK02, il voit ses journées s'alléger, il prit le temps alors de se reposer dans son lit bien douillé, jusqu'à qu'il entend une voix robotique dans la salle d'à côté.

« Bien, Cakeman, tu as maintenant appris le... Chapitre 19... Passons au chapitre suivant.
-Il est bien ce robot, il éduque même mon futur esclave, erf la vie est si belle...
-Chapitre 20 : Qu'est-ce que la Liberté.
-Lib... lib... OH MON DIEU ! »

Le fermier arracha les draps à son lit, et prit la direction du couloir. De là il courut vers la pièce où était le MK02 et Cakeman, il s'écria d'un ton affolé :

« STOP ! STOP ! BON DIEU, STOP !
-La réponse est...
-noi 2 coco ?
-NON, LA REPONSE EST ESCLAVE !
-Juste Cakeman. Bip, faux Shooring, la bonne réponse était...
-CHUT, NON ! »

Il se jeta vers l'interrupteur du robot et l'éteignit. D'un coup, il fut soulagé, il avait cru perdre à jamais sa prise sur Cakeman qui demanda d'un ton formel « c koi la liberT oncl shoo ? », le fermier répondit que ce n'était rien de très bon, il ajouta que c'était l'œuvre du mal. Il arracha les pages du livre compromettantes pour lui et son « protégé » et réactiva le MK02. Seulement, il songea à ne pas le laisser dans la salle et de le suivre dehors pour lui expliquer l'envers du métier.

« Tu vois, ces Shoofleurs, tu vas devoir faire de même avec ce guide.
-d noi 2 coco ?
-Non Shoofleurs.
-noi 2 coco ?
-Shoofleurs...
-noi 2 coco ?
-Roh et puis zut, tu vas juste t'occuper de les arroser, tiens un arrosoir. »

A partir de ce moment, l'arrosoir et lui ne feront plus qu'un, jusqu'à qu'un malheureux événement les sépare, pour cela il faut se référer au Chapitre 1, mais pas tout de suite.

Si je vous demande de ne pas se référer tout de suite, c'est parce que les évènements suivants vont être troublants et il vous faudra être bien attentif. Tout cela n'est pas bien compliqué, je le confirme, mais la fiction va une nouvelle fois suivre un vent d'absurdité afin que les éoliennes puissent produire de l'énergie tel que le rire, seulement les éoliennes ne produisent pas beaucoup d'énergie, donc j'ai de quoi m'inquiéter, donc je devrais vite passer à une autre connerie avant de tomber bien plus profond dans celle-ci. Je risque de ne pas m'en sortir. Ah ! Que c'est difficile ! Je vois, enfin la lumière du soleil au-dessus de ma tête, enfin je sors de ce trou d'absurdité et là commence la suite de l'histoire.

« Ne veillez pas déranger » tel est l'écriteau sur la porte du Petit Ours Brun, il faut croire que l'ex agent de la mafia travaillait encore dur avant sa mort, même lorsqu'il s'était rangé enfin il n'avait pas fermé entièrement le tiroir où il avait laissé son âme terroriste. A en regarder son bureau, il semble que son travail soit très important, il a mis sa salle de travail en désordre, les feuilles volent de partout... Peut-être cela n'a strictement rien à voir avec ce qu'il fait, peut-être il n'a pas encore songé à ranger son bureau, après tout il est célibataire, alors pourquoi s'embêter ? Toutefois, son attitude est semblable à celle d'un détective passionné, il est affalé sur sa table entrain d'examiner un cartable anonyme.

C'est un beau désordre, on peut le dire, mais il persista et eut des résultats qu'il jugea positif : il avait enfin trouver le propriétaire de ce cartable. Pour la première fois de la journée, il sortit et se dirigea vers la Shoofarm afin de rendre l'objet qui ne lui appartenait pas. Hélas il remarqua que le portail était sacrément blindé, les choses vieilles résistent toujours. Il sonna deux à trois fois et n'eut aucune réponse. Il attendit quelques minutes avant de percevoir enfin le fermier. Il tendit alors le cartable à Shooring et dit en rigolant :

« Ce n'est pas très propre d'abandonner ses cartables dans les buissons Mr Shooring, ah ! »

Le Petit Ours Brun partit. Étrange, c'est l'impression qui percuta de suite le fermier, il ne se rappelait en aucun cas d'un sac ou d'un cartable qu'il ait pu avoir. La curiosité du maître du sadisme s'enflammait, il alla dans une partie abandonnée de la Shoofarm à l'abri de tout regard. Surprise ! Des feuilles se trouvaient dans ce sac et encore une fois Shooring ne s'en souvenait pas. Pour un homme qui se voulait être protecteur de tout ses biens tel que ses outils de suicide, il est difficilement concevable qu'on puisse oublier une partie de ses affaires comme cela. Difficile, en effet, puisque ces affaires qu'il détenait ne lui appartenait pas. Il étouffa un cri qu'il s'apprêtait à pousser, un sentiment désagréable comme le fait d'être épier par des personnes invisibles lui habita. Devant lui il trouvait un contrat d'espionnage de la CAU, la Communauté Aérospatial Universel, appelé plus exactement par les enfants la Comaéro. De quoi s'agit-il ? De quelque chose d'important je peux vous dire. Il s'agit de l'entreprise de la personne qui a ruiné sa vie, l'entreprise de Mr Villiers ! Cette personne qu'il détestera à vie pour la simple raison qui l'a devancé sur ses plans : Villiers a installé ses restaurants peu avant la Shoofarm en précisant le thème : la nourriture des cosmonautes. Il sensibilisa par ce fait les enfants puis les adultes et l'entreprise se rangea alors sur la construction de fusée. Par ce domaine, Villiers décrocha un contrat avec le président du Royaume Perdu, Flow Jesso, qui prit alors la construction des fusées du pays en main et une bonne fortune. C'est avec horreur qu'il constata qu'un espion était dans son village éloigné de tout médias importants. Il inspira, puis expira violemment avant de saisir le nom du vilain.

Peu à peu ses souvenirs de son enfance remontèrent à sa tête, dans l'eau bleuté du lac près de son ancienne maison, il voyait tout son avenir : une maison en or, un poste administratif important, un grand amour avec une charmante fille, une mort valeureuse. Mais la sécheresse qui envahissait son monde adulte ne permettait pas cet avenir de perdurer. Son malheur ne se manifestait pas seulement à ses tentatives de suicide, mais il n'arrivait plus à se rappeler de ses souvenirs de gamin. Il restait immobile dans les champs durant de longues heures, entrain de fouiller dans sa mémoire les passages de son ancienne vie, mais sans aucun succès. Cette frustration lui apparaissait une nouvelle fois dans ses yeux, aucune envie ne lui passait par la tête. Dans ses rêves qu'il faisait durant toutes ces nuits, il chuchotait un « Au revoir ». La nostalgie a envahi toute sa vie.

Minuit, une heure qui s'apprêtait à être symbolique pour Cakeman, le petit gâteau avait passé toute son après-midi à pêcher avec Proto Badger et Petit Ours Brun. C'est avec une certaine surexcitation qu'il passa l'entrée de la Shoofarm, gardé par le MK02. Devant la porte il remarqua que celle-ci était entre-ouverte, il entra donc dans la ferme et entendit le bruit d'un rocking chair dans la pièce voisine. Curieusement et bêtement il alla dans la pièce. Tout était si sombre, on ne percevait aucun objet dans la salle, juste une ombre qui se balançait d'une manière horrifiée. Des marmonnements incompréhensibles retentissaient dans la salle, l'atmosphère s'alourdissait de plus en plus, une certaine inquiétude se fit ressentir de loin. C'est là que l'homme dans l'ombre prit enfin la parole.

« J'ai pourtant toujours cru en ma bonne étoile... et je me vois contraint d'y renoncer. »

Le vacillement de la rocking chair s'arrêta brutalement et l'homme se leva tremblotant. On pouvait alors dévisager Shooring dans un l'état le plus inquiétant, il était difficile de le reconnaître, sa pâleur était la seule chose qui ressortissait de son visage malade. Ses yeux apeurés se focalisaient sur le regard niais de Cakeman, le fermier souriait hypocritement à ce qu'il considérait son ex-collègue. Il lui tendit alors la fiche qu'il avait trouvé dans le cartable ramassé par l'ours. C'est avec une voix aigüe et fatigué qu'il demanda :

« C'est.. c'est quoi ça Cakeman ? Tu m'es... m'espionnes depuis le départ ? »

Il était troublé, des larmes coulaient de ses yeux, il sentit sur sa joue la caresse gracieuse d'une goutte d'eau chaude. Sur son malheur, il s'écria de toute ses forces :

« Alors ?! Qu'est-ce que je fais Cakeman ?!, pleura Shooring
-ché pa
-Comment ça ?! Comment tu ne peux pas savoir... Tu veux que je meurs c'est ça, dis-le !
-le, hihihihihi »

Ce rire fut senti comme une agression par le fermier, il ricanait lui aussi mais de manière dépressive, il voulait s'approcher de son accusé pour lui faire un câlin afin de ne pas trop souffrir : il voyait en lui le diable. Mais il ne pourra malheureusement pas l'apprivoiser comme il l'aurait voulu, ses jambes vacillèrent sur le côté gauche et il tomba contre un mur. « Oui, il faut dormir mon petit Shooring, c'est l'heure du dodo. »

C'est un jour de pluie, les festivités dans Connerille n'allaient pas de bon train, tout le monde semblait se bousculer pour partir avant que la tempête s'acharne sur le village. Au devant de la porte du château inanimé, un homme avec des habits peu recommandables était debout sur les escaliers. Il assistait à contre-cœur au spectacle qu'il s'offrait devant ses yeux. Tout le monde ne voulait plus de lui, il était seul. Derrière lui, la porte claqua et une personne à l'allure d'un gentleman passa devant lui. Le plouc l'interpella avec un sourire soulagé, et se précipita vers lui comme s'il était son unique espoir de sortir de son cauchemar.

« Veuillez me laisser Mr Shooring, répondit l'homme bien habillé.
-Pixou, s'il te plaît fait quelque chose, allez tu peux le faire, je le sais, hein tu le sais, dis-le, vas-y, dis-le, je t'en prie, hein tu le sais, ahahah, mais oui tu le sais...
-Si tout le monde part c'est que l'intérieur de ton château est bien moche.
-Je t'en prie Pixou, j'ai toujours eu de l'estime pour toi, je veux devenir comme toi, aussi beau de l'intérieur que toi, avec de l'or massif partout, ah oui, de l'or, la fortune ! Ah...
-Ne me contrarie plus, j'ai déjà passé une mauvaise soirée, je ne veux rien d'autre.
-Tu ne peux pas me faire ça... Non... Pixou... Tu es mon seul ami ici... Avec Proto Badger oui... Et...
-Cakeman ? »

Ce mot déclencha une attitude étrange chez Shooring, une haine profonde ressortissait de son corps, le clochard s'approcha alors de son invité avec une marche loin d'être sereine. Il regarda le gentleman fixement et prolongea sa vision sur son épaule de droite, là il vit l'horreur : un petit gâteau sur son buffet. Comment un gâteau pouvait rester aussi propre alors que les autres se sont étalés sous l'humidité de la pluie, cette image se projetait comme une abomination jusqu'à qu'il ne pouvait plus s'en défaire. Plus rien ne se trouvait autour de lui, il était casé dans une pièce toute noire en solitude entrain d'attendre son heure.

Et la lumière blanche fut. Et l'heure arriva : trois paires de baffes.

« Clara ! Je vous ai dit trois baffes, c'est impossible avec vous. »

Une nouvelle fois, Shooring se trouvait dans cette maudite salle blanche qu'il côtoie chaque semaine, mais cette fois-ci ce n'est non pas en inconnu que cette salle s'imposait, mais en une impression de déjà vu.

« J'en sais rien pourquoi je me suis suicidé, affirma Shooring, inutile de me poser la question.
-Il ne s'agit non pas d'un suicide Shooring, répondit Renoir, mais bien plus grave.
-Comment ça ?, interrogea le patient.
-Vous êtes atteints de troubles psychologiques mon bon ami. »

L'envie de répondre par un « hein » ne lui prit pas immédiatement, avant il examina la salle et les choses qui ont changé dedans. Il remarqua la présence de plusieurs personnes autour de lui, Pixou et Cakeman, mais il y a une chose bien plus curieuse qui lui percuta : au fond de la salle se trouvait le MK02 désactivé.

« Que fait le MK02 ici docteur ?, questionna Shooring
-Je vais vous expliquer justement. »

Renoir s'empressa d'apporter les pièces à conviction à sa disposition tel que le cartable et ses fiches. Pour lui l'explication à tout les symptômes se trouvaient dans la pièce, il demanda à Clara d'avancer le MK02 vers le lit du fermier. Shooring remarqua par cette occasion qu'il n'était pas relié cette fois-ci.

« Tout est là, la cause, les faits, votre passé, affirma Renoir.
-Allez-y, je vous en prie, dit Shooring. »
« Tout a commencé durant ce jour bien particulier, déjà le fait que les évènements précédents soient très étranges ont fait que vos illusions ont pris vite le dessus. Vous savez très bien que dans tout les traitements il y a un effet secondaire quel qu'il soit, ce qui est le cas du MK02. Vos suicides ont tous un motif particulier, mais en faite les motifs de suicide que vous citez à chaque fois ne sont que de simples débuts au véritable motif : vous commencez à vous souvenir de votre enfance heureuse, et la dépression est telle que vous ne voulez plus vivre. En vous suicidant alors, vous perdez la mémoire et vous recommencez dans ce cycle infini de temps... Jusqu'à que le MK02 le brise en vous empêchant de vous suicider.
« C'est à partir de ce moment que vous commencez à vous souvenir de belles choses, dans ce jour même, le Petit Ours Brun trouve, durant son enquête sur les origines de Cakeman, dans un buisson votre cartable où vous avez rangé tout vos anciens plans. En prenant ce cartable, vous avez admis inconsciemment que ce n'est pas le vôtre car ces souvenirs sont beaucoup trop douloureux, et lorsque vous êtes tombé sur la fiche où sont vos anciens plans vous avez fait directement le lien avec le CAU qui a détruit votre vie. Par ce lien, vous avez admis que les évènements extraordinaires précédemment ont un lien logique avec ceci, c'est alors que vous avez créé l'histoire d'espionnage avec Cakeman qui est arrivé il y a juste une semaine. »

A la gauche, se trouvait Pixou qui était très attentif au résumé du docteur, bien qu'il se dispute souvent envers son ancienne connaissance, il le considère toujours comme un ami fidèle. A la droite, Cakeman qui était entrain de lire un livre éducatif pour apprendre à compter. Sur le lit, Shooring avait la tête pleine et s'inquiétait pour la suite de son robot.

« Alors, il faudrait que je l'abandonne ?, s'inquiéta Shooring
-Oui, il faudr...
-Bien sûr que non !, interrompit Clara, maintenant que vous avez conscience des effets vous allez pouvoir guérir de votre dépression, il faut justement continuer !
-Tss... Je vais vraiment faire faillite avec elle, marmonna Renoir. »

Parfois des choses du présent nous ramènent inconsciemment à nos souvenirs d'enfance, je me demande pourquoi je dois dire. Peut-être qu'en étant de plus en plus vieux, on prend de moins en moins plaisir à goûter à la vie. Pourquoi ? Je dois dire que j'ai mon propre avis sur la question. Vous savez, vivre dans le passé c'est vivre dans un cycle interminable où on ne voit plus la sortie. Il faut éviter d'être rongé par le passé et tenter de s'activer dans le présent, sinon la lumière blanche que vous tentez de rejoindre ne pourra jamais être atteinte car vous êtes paralysé dans le présent, le monde finira par s'écrouler au-dessus de votre tête comme une série d'insulte atroce envers votre existence... et une muraille qui est propre à votre âme s'opposera à vous sans laisser une chance de sortir de ce cycle. Alors vous vous verrez tomber, et tomber en attendant patiemment qu'un être de bonne volonté vous ramasse dans son chemin. Mais sachez une chose, c'est que pour en sortir il y a bien un moyen.

Trois bonnes paires de baffe.
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Arz
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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Dim 5 Juin - 15:10

Génial, comme d'habitude! ^^
Joli petit clin d'oeil a LVDF. x) Floflo président!
sinn c koi 1 noi dkoko?

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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Dim 5 Juin - 15:13

J'ai adoré ce chapitre , très interesant et drôle en plus , tu arrive a mélangé
Un style sérieux mais comique a la fois et ça , j'aime bien !
Hâte de voir la suite : D
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Flo Jess
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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Dim 5 Juin - 20:58

Je suis vraiment fan de ton style Shooring, j'adore. Entre humour et narration, le mélange donen quelque chose de bien. Uhuhu ! Flow Jesso qui construit des ponts !

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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Lun 6 Juin - 18:08

Je suis un ROBOT! Et c'est grâce à moi que tu es va être guéris! Very Happy

Lol Flow Jesso ><'
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Arz
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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Lun 6 Juin - 20:19

MarioDark02 a écrit:
Ben les double-post ne sont pas autoriser ici?
Bien sur que non, mais fais en quelques uns je te prie... J'aurai une excuse pour activer la machine a banné. *Evil giggle*
...Ce post était random, je m'en excuse...

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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Lun 6 Juin - 20:34

Le Modo qui fait du HS :O c'est pas bien!


Pour rentrer dans le sujet -----> Shooring, je trouve que tu avances très vite pour ta fic Wink et que si tu manques d'inspiration on est la pour t'aider!
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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Lun 6 Juin - 21:03

Le but est de ne pas trop se stabiliser sur quelque chose, et d'avancer... J'ai déjà planifié ce que je veux faire, même si l'arrivée de nouveaux personnages ne m'arrivent pas (donc si vous voulez paraître, dites-le ceux encore non inscrits). Je ne compte pas faire une deuxième saison. Sachez-le d'avance.
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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Sam 11 Juin - 12:47

Chap 03 : Midnight Express

« Oui, nous vous rappellerons... Oui... … Vous me paierez lorsque j'aurai les résultats en main... Je vous jure que je vais faire de mon mieux... Oui, au revoir. »

Il raccrocha le combiné. Un temps pourri on peut dire, en effet on ne peut pas dire que Capital Perdu soit un endroit où il fait souvent beau. La pluie inépuisable s'écrase sur les vitres de l'immeuble où se trouve l'agence de détective. C'est avec un regard assez agacé que le chef de la boîte observe le spectacle s'offrant à ses yeux : une cascade de gouttes d'eau. Après quelques minutes il saisit enfin son cahier de note et marque ce qu'il a pu récolté de l'affaire qu'il détient à présent. Assez interrogé par la demande de son client, il fait une courte recherche sur le web pour voir en ce qui concerne le sujet examiné. Il tombe sur les informations qu'il voulait, ce n'était pour lui que l'introduction de son enquête.

« [Divers] Un petit gâteau acquitté du crime d'un cochon volant. »

Alors c'est pour ça que le Laboratoire Scientifique Nationale lui demande d'enquêter sur cette chose ? C'est absurde, lui-même ne croit pas qu'un petit gâteau puisse respirer et bouger comme un humain, c'est quelqu'un de déguisé ! Il s'interrogea alors sur l'authenticité de l'affaire, est-ce une blague de la part du Laboratoire ? Toutefois la prime donnée semble assez importante pour que ça ne soit pas une blague, se pourrait-il vraiment qu'une pâtisserie puisse être vivante ? Beaucoup trop de questions hélas, il est temps de chercher les réponses et c'est à un de ses employés, voir esclaves, qu'il s'adresse.

« N°3, fais moi des recherches sur un dénommé « Cakeman » je te prie, je n'ai pas le temps pour ces conneries. »

Il s'allonge sur son canapé où il avait emménagé presque toute une chambre, mais la sieste sera de courte durée car son employé a fait vite le tour de sa recherche.

« « Cakeman », Connerille, il semblerait qu'il ait quelque chose à faire avec la comète il y a 3 mois.
-Sérieux ?, demanda le détective, allons donc à Connerille rendre visite à « Cakeman », appelez N°1, 2 , 5, et 6, dites à 7 et 8 de préparer le camion et à 4 d'aller chercher des informations dans les autres boîtes de Capital Perdu.
-Bien chef ! »

Il trouve un papier sur son bureau, il s'agit d'une invitation de Flow Jesso à un grand banquet dans le Palais du Gouvernement. Satisfait de la manière dont il a pu se rendre aussi populaire, il note en bas à droite du carton son nom « Arz ».

Dans le village de Connerille, tout était assez normal il faut dire, rien de très troublant mise à part un épouvantail dans la Shoofarm. C'est Shooring qui l'a fait et il a pris des journées à le faire, mais contrairement à ce qu'on pourrait croire ce n'est pas pour faire fuir les oiseaux ou les apprivoiser... C'est plus pour éloigner Cakeman de ses biens agricoles, car il ne cesse pas de manger ses Shoofleurs ces temps-ci, ce qui lui déplaît fortement. Seulement l'inconscience du gâteau gagne sur tout les terrains, même les plus effrayants. L'agacement lui aussi gagne sur tout les terrains, et c'est en gueulant comme un taré que le fermier se manifeste le plus souvent.

« Cakeman, tu te casses ! »

Le petit gâteau ne vit pas là une objection, et s'en alla vers un autre champ pour manger d'autres Shoofleurs. Désespéré, le fermier alla se reposer dans sa ferme qu'il aime tant, celle qui s'impose à sa vie comme étant à la fois son nid et son pire fardeau. Il ouvrit la porte d'entrée et monta les escaliers pour accéder à sa chambre misérable. Là il râlait comme quoi il en avait marre de la présence de Cakeman sous son toit, ce qui sensibilisa le MK02 dans la même pièce.

« Vous ne devriez pas être aussi sévère Mr Shooring, conseilla le robot
-Toi ta gueule ! »

Une dispute s'apprêtait à éclater dans la chambre, mais la sonnette vint au secours de la situation tendue. Shooring changea le MK02 en un revolver et s'approcha de la porte d'entrée, il vit que des personnes étaient devant la porte d'entrée. Curieux qu'ils aient pu entrer malgré que le portail soit fermé, le fermier s'avança avec toute la méfiance qui pourrait lui servir. Il entrouvrit la porte et échangea un bref regard avec un homme en costard cravate.

« Si vous me voulez de la merde, je vous tue, menaça Shooring »

Les six personnes qui stationnaient tranquillement devant la ferme étaient assez perplexes, devaient-ils vraiment prendre l'affaire en charge avec un tel type ? Le plus grand d'entre eux s'avança afin de saluer le fermier.

« Bonjour Mr Shooring, je suis Arz, j'ai entendu que vous logez Cakeman chez vous, n'est-ce pas ?
-Que me voulez-vous ?, répondit Shooring
-Examiner Cakeman.
-Ah ? Et à quel prix ?
-Un prix, et bien... »

Ce n'est pas dans les intentions du détective Arz de déboucher sur une affaire d'argent, lui ce qu'il veut c'est justement en gagner, rien de plus. Il tenta une nouvelle approche.

« Il semblerait que votre gâteau agit comme un être humain, c'est assez...
-Curieux ?, interrompit Shooring, vous croyez que ce n'est pas curieux de voir un cochon volant ou encore un ours brun parler dans la même langue que nous : le français ? Vous croyez vraiment ?!
-Oui, mais il ne s'agit pas du même cas, quelques êtres vivants ont maintenant acquis des capacités humaines dû aux nombreux tests des scientifiques, ici je n'ai strictement aucune explication.
-Allez donc demander au labo...
-Justement j'en viens. »

C'est sur un ton grave que Arz finit cette brève discussion, il faut dire que sa déception était énorme par rapport à ses attentes : il n'y avait pas là son objet d'enquête. Toutefois l'un des membres de son groupe persista et sonna une nouvelle fois à la porte de Shooring, celui-ci grommela d'un ton cassant.

« Hé ! Je ne suis pas encore parti !
-Qui a sonné ?!, demanda Arz agacé
-Ce n'est pas moi.
-Ce n'est pas moi.
-Ce n'est pas moi.
-c pa moi
-Ce n'est pas moi.
-c pa moi »

Sur le moment, le détective se frotta les yeux et dévisagea alors son objet d'enquête devant lui. Il s'écria « C'est lui ! » mais la réponse qui se répétait était bien « c pa moi ». Arz avait devant lui la confirmation de l'authenticité de l'affaire Cakeman, puisque le petit gâteau bizarre se trouvait tout juste devant lui. Il était tout près du but, il ne fallait plus que convaincre le fermier insaisissable, mais la tâche était bien plus dure de ce qui était prévu au départ. Les négociations reprenaient alors, et Shooring ne cessait pas sa demande en argent « Combien alors ? », le détective lui répondit.

« Vous savez...
-g retrouvai mn arosoir !!!!!!
-... si vous nous donnez ce gâteau afin qu'on l'examine, vous pourrez peut-être avoir un poste imp...
-J'ai demandé de l'argent, insista Shooring.
-Mais Mr Shooring...
-Sortez, ouste, fini, paf, tralala ! »

La porte claqua de plein fouet laissant à l'abandon l'agence de détective. Mais, Arz ne s'avoue pas vaincu avec sa compagnie, et contacta aussitôt N° 4 après cet amère échec.

« Oui, c'est moi Arz... Non on ne l'a pas eu... Tu as des infos ? … Il est inconnu partout ? Vraiment... Bien merci. »

Il raccrocha et réfléchit sur l'intérêt de poursuivre l'affaire. Dans sa réflexion vient tout de suite l'importance du Laboratoire, ce qui pourrait lui conduire à des éloges et une réputation exemplaire, ensuite le fait que l'objet Cakeman soit inconnu des autres boîtes lui conduit à persister sur cette affaire. C'est alors qu'il se décida de poursuivre, mais avec des moyens comme on dirait... Un peu moins orthodoxe.

La nuit même de ce jour perturbant pour le sort de Cakeman, deux voir trois hommes descendirent d'un camion suspect. Ils avaient pris leurs précautions : impossible de les reconnaître puisqu'ils avaient la face voilée. Dans le camion ils prirent une longue corde qu'ils rattachèrent à un grappin. Ils prirent de l'élan et accrochèrent le grappin au bord d'une fenêtre de la Shoofarm. De là ils grimpèrent la corde et atterrirent dans une pièce qui leur plaisait bien.

« Mr Arz ne va pas être content si on reste trop dans les toilettes des gens.
-Ouais, faut continuer. »

Assis devant son bureau, Proto Badger assista avec inquiétude aux évènements qui se passent devant ses yeux. Ce pourrait-il que cela soit encore des ennuis qui puissent le nuire ? Il compta 2 hommes dans la pièce qu'il observait depuis son poste. Rien de très serein, il ne songea pas à alerter la police... D'une part elle serait inefficace, d'autre part elle dort à cette heure-ci.

Les deux infiltrés se sont embarqués dans un long couloir de la Shoofarm et cherchent activement la chambre où se trouve le gâteau. Mais voilà qu'ils se sont fourrés dans une belle idiotie puisque le MK02 les observent depuis le début de l'opération. A présent mis à découvert, ils activent le pas afin de ne pas laisser trop de traces derrière eux, mais le robot lui aussi prend de l'activité : il se dirige tout droit vers les 2 intrus. Par chance, les deux hommes trouvent enfin la chambre de Cakeman, le gâteau salue ce qu'il considère ses nouveaux amis, et se fait tout de suite enlevé par les intrus. Mais voilà que le MK02 vient à la rescousse du pauvre Cakeman, le robot arrache de force le gâteau et l'enferme dans son corps robotique. Mais, les infiltrés ont vite trouvé comment désactiver le robot et l'éteignent pour ne plus avoir d'ennui. Du coup un problème de taille s'impose à eux.

Dans le camion, Arz le chef de l'opération du kidnapping s'impatientait, mais le butin allait bientôt arriver. Et le voilà enfin... Mais ce n'est pas ce qu'il attendait.

« Hé ! Je n'ai pas demandé un tas de féraille les gars !, protesta Arz par la vitre du camion. »

Exténués par la mission qu'ils venaient de faire, les deux sbires arrivèrent enfin au point de rendez-vous : le camion.

« On a eu des complications boss, le robot veut pas nous donner Cakeman !
-Quoi il est dedans ?! Allez partons avant que quelqu'un nous voit. »

Le camion démarra et dégagea une fumée vaste qui alerta Proto Badger, il sortit de sa maison et courut en direction du camion afin de l'arrêter. Mais trop tard, la poursuite n'aura pas lieu puisque le détective a déjà mis les voiles vers Capital Perdu. C'est en témoin incapable que Proto Badger se considère à présent, il vient de perdre un de ses proches.

Proto Badger est une personne jugée de « bizarre », d'une part pour son physique qui effraie la plupart de son entourage, d'autre part pour les valeurs qu'il transmet à ses amis les plus proches : il considère tout ses amis comme étant les membres de sa famille... A savoir pourquoi, personne ne le sait. Il a la fâcheuse tendance à se rabaisser lorsqu'il échoue à son devoir qu'il s'est fixé : protéger sa « famille ». Ce soir là, il s'en souviendra, et c'est le lendemain qu'il va se rendre finalement utile.

Le policier Pixou trouva sur le bureau de Cakeman une étrange lettre, ce qui ne le réconforta guère.
« Cher Mr Shooring,
Par mon devoir nationale, j'ai dû prendre malgré votre autorisation votre cher Cakeman. Je sais que vous allez difficilement vous en remettre de son absence si brutale, mais je vous le rendrai, je vous le promets. Si vous souhaitez lui rendre visite, faites-le avant 23h30 je vous prie, après nous le transférons dans le Laboratoire. Il se trouve dans la clinique Rayard à Capital Perdu. Merci de votre compréhension.

Signé Arz. »

Dans la pièce du crime, Shooring ne semblait pas perturbé de la disparition si subite de son ami, au contraire cela lui soulageait. Pixou avait beau examiner toute la pièce, il n'eut aucun résultat qui puisse lui mener au coupable. Il commença alors à soupçonner Shooring de quelque chose.

« Il s'est passé quelque chose hier ?
-Non rien, hihi. »

En même temps, si quelqu'un était venu dans le village, il l'aurait su... Ce qui n'est malheureusement pas le cas dans l'affaire ici présente. Il conclut qu'il n'y avait plus qu'une seule solution possible pour ramener Cakeman, c'est d'aller au point de rendez-vous, mais il sentit bien entendu le piège... Même si c'en était pas un du tout.

« Shooring, on va à Capital Perdu pour...
-Hep !, interrompit le fermier, je m'en fous ce n'est pas ma cause !
-Mais c'est ton...
-Hep !
-Je ferai moi-même la récupération, et ça rien que pour te faire chier ! »

C'est sur un pas décidé qu'il claqua la porte d'entrée de la Shoofarm, mais c'est sur une pensée imprécise qu'il s'arrêta en si bon chemin. Aller seul à Capital Perdu pour une opération si dangereuse ? Non ce n'est pas possible, il faudrait des coéquipiers avec lui. Il décida alors de lancer un appel, il dessina sur une grande feuille ce que signifiait pour lui la fraternité (c'est à dire un ours qui donne la main à une jolie petite fille), et colla son œuvre sur la mairie. Inutile de dire que l'affiche sera vu par tout les villageois, vu le nombre ce n'est pas bien difficile de mobiliser quelque uns.

Le rendez-vous qu'il avait fixé approchait, dans deux minutes il allait traverser Capital Perdu avec ses nouveaux collègues. Dans le garage de la police où il a décidé de panifier les opérations, les premiers venus arrivèrent enfin. Il est 15h, et c'est Proto Badger qui arriva d'un pas affirmé dans cet endroit encore inconnu des autres habitants. Deux minutes après arriva une personne en blouse blanche, on dévisagea très vite le docteur Renoir qui se présentait avec un regard hésitant. Remarquant que ce sont les seuls et uniques personnes qu'il a pu sensibiliser, Pixou commença enfin la direction du plan de sauvetage.

« Avant de partir dans les détails, je voudrais vous demander pourquoi vous avez rejoint notre mouvement.
-Moi, c'est pour faire revenir Cakeman, je suis chargé de sa protection comme de la tienne..., dit Proto Badger d'un ton lacé.
-Moi, c'est pour... Enfin j'ai dû laissé Clara à l'hôpital, vous savez qu'elle a des troubles depuis peu, hélas... Et bien... Si on ne ramène pas Cakeman au village, je suis sûr que je n'aurai plus aucun cas de suicides entre mes mains, et déjà que je suis ruiné... Je ne peux pas laisser passer ça nom de Dieu, répondit Renoir.
-Moi c'est un peu comme Renoir, affirma Pixou, si Cakeman n'est plus là, Shooring aura une vie tranquille, or ça serait honteux de ma part de lui laisser une si belle occasion ! »

La discussion s'arrêta net ici et, sur un ton autoritaire, Pixou demanda à ses compatriotes de le suivre vers un de ses véhicules qu'il a pu payé. Tout le monde était assez volontaire pour ramener Cakeman dans le village, et c'est le constat que fit chacun d'entre eux en voyant l'état du camion de police : des sièges rongés, des frites partout sur le sol, la boîte à gant complètement démontée. Renoir eut un certain dégoût envers une telle porcherie tandis que Proto Badger s'était déjà décidé de monter dans le camion. Le chef de l'opération claqua des doigts afin d'attirer l'attention de ses collègues, il se retourna vers ses nombreuses feuilles étalées sur son bureau.

« Alors, je vais vous montrer le plan, dit Pixou; déjà faut que je cherche... »

Après avoir fait le tri entre les nombreuses collections de livres coquins et les dossiers confidentiels sur chaque habitant, il tomba enfin sur son plan. Il ne s'agissait pas là de quelque chose de compliquer, c'était un dessin où était indiqué la destination, le nom de l'habitant enlevé, et marqué en petit le nombre d'argent que devra chacun des personnes mobilisés. Afin d'être sûr que l'argent sera entre ses mains, il fit signer le plan à chacun de deux personnes. Maintenant qu'il a fait son arnaque, il ne manque plus qu'à commencer la mission. Il rangea ses dossiers dans un tiroir entre-ouvert, bloqué par la crasse, et proclama avec une voix puissante « A la Pixoumobile ! ».Le signal fut immédiatement reçu, Renoir rentra le premier dans le camion en se cognant la tête sur le rebord, et Proto Badger vint en deuxième qui s'installa sur un des sièges arrières, sa première réaction fut d'abord d'attacher sa ceinture tandis que Renoir n'avait pas commencé à prendre ses précautions. Pixou mit les clés dans le contact, et appuya sur la pédale... Mais rien ne se passa ce qui inquiéta les 3 personnes.

« Ah, j'ai cerné le problème !, rassura Pixou »

Il mit UNE clé dans le contact, et la tourna. Pour lui, c'était encore nouveau de conduire... Car il faut croire, malgré que personne ne le savait dans le village, c'est la première fois qu'il touchait à une voiture en marche. A savoir ce qui va advenir à ces 3 pauvres types, il est fort possible qu'il y ait un malheureux accident.

Au même moment, Arz arriva à la clinique Rayard où il confia l'énorme robot au médecin, ce qui provoqua une cacophonie abominable. C'était à peu près 15h20 et, Arz parti sur un pas élancé, ne promettait rien de très honnête. C'était avec une joie immense qu'il fit apprendre à ses sbires que Cakeman a été confié, car après tout qu'est-ce qui peut leur mettre en danger ? « Ces foutus de Connerille ?! » s'écria Arz « Comme s'ils vont venir jusqu'ici, eux. »

Un désert assez vaste sépare Connerille de Capital Perdu, c'est avec un paysage magnifique que les trois membres de l'investigation voyagèrent en direction de Connerille. Mais une inquiétude bien plus grande réveilla Proto Badger de ses rêveries.

« On bouge plus..., remarqua Proto Badger
-Tu rigoles on est à 170km/h, s'exclama Pixou, on va y être en moins de deux.
-On n'a plus d'essence, reprit Proto Badger
-Ah... je me disais bien... déjà qu'à 50 à l'heure c'était ultra rapide, répondit le policier
-Mais c'est ce que je vous dis depuis le début du voyage !, s'écria Renoir, notre réservoir a été saboté !
-Oh toi ta gueule, tu n'as fait que parler pour rien dire durant le voyage !, s'énerva Pixou »

Sans tenir compte des remarques percutantes de Renoir, Proto Badger et Pixou descendirent de la voiture afin de voir le problème. Il semblait bien que le réservoir a été saboté par quelqu'un, à savoir qui on ne peut pas savoir, mais de là à être in-devinable, non. Dégoûtés d'être sur un point mort, les trois personnes cherchèrent une solution, ils virent au loin un tracteur tout cabossé dans le désert. Pixou courut vers le tracteur en question, et se présenta au chauffeur.

« Vous pouvez me prêter ce tracteur ?, demanda Pixou
-C'est à dire que ce n'est pas le mien non plus, ricana méchamment le chauffeur. »

Peu après, le tracteur vint au secours du camion de police mais pas avec le même chauffeur. Pixou descendit de sa place de conducteur avec un peu de sang sur son uniforme, et s'excusa auprès du chauffeur pour tout les coups qu'il a donné. Il prit un tube qu'il rattacha au réservoir du tracteur au réservoir du camion de police réparé par Renoir. L'équipe reprit position et s'en alla en direction de Capital Perdu.

« Wouhou ! On the road ag...
-Tu fais quoi là ?!, interrompit Renoir, pourquoi tu vas de trav... »

Le camion percuta un pont publicitaire pour la boisson « Jesso Colla », encore au point mort, mais cette fois c'est toute l'équipe qui s'est évanoui dans le désert encore innomé.

Il est 20h25, l'opération est à l'abandon depuis 5h jusqu'à que l'un des trois accidentés se réveillent enfin. Pixou lance un coup d'œil sur ses acolytes afin de voir s'ils vont bien, constatant qu'ils font un simple somme, il redémarre le camion afin d'avoir un espoir d'arriver jusqu'à Capital Perdu à temps. C'est en solitude qu'il continue le chemin vers la capitale où va se passer toute l'opération qu'il a imposé à ses amis, c'est aussi avec un certain optimisme qu'il se fixe comme objectif de ramener Cakeman sain et sauf.

Seulement cela ne suffit pas, même pas arrivé, Arz arriva à la clinique afin de reprendre le robot où se trouvait Cakeman. Il reprit le volant de son camion suivi de ses 8 sbires, tous là, et regarda dans son compteur l'heure « 23h30 ». Un sourire se manifesta sur ses lèvres, son sabotage a retardé considérablement sa seule crainte, c'est avec un succès qu'il jugea total qu'il termina sa mission.

A peine le trajet eut commencé qu'une alarme retentit derrière lui, il demanda à un de ses employés :

« N°3, regarde qui est derrière !
-Il y a un truc bleu, un truc en blanc, et un truc moche... Ils ne sont pas policiers boss, pas l'uniforme adapté, répondit le sbire. »

Coup de frayeur pour le détective, il fallait agir vite, il ordonna dans un désordre incompréhensible :

« N°8, bombarde-les de confettis, N°4 appelle le Laboratoire pour le retard, N°5 apporte moi des chips ! »

Derrière eux, le conducteur vit son pare-brise bombardé par les troupes d'Arz, ce qu'il ne comprit pas immédiatement. Il claque-sonna de toute ses forces afin d'alerter la voiture de devant.

« J'ai pas le temps ! Je dois aller à la clinique et vite !
-Hé !, cria Proto Badger en se réveillant, mais ce sont les troupes d'Arz !
-Et merde ! Pas à temps... Suivons-le... Et mais il continue à nous canarder ce con ! »

Entendant l'appel, Arz prit cela pour un bluff du policier, et jugea qu'il était temps de commencer la partie entre lui et la moitié des habitants de Connerille. De nouveaux ordres furent donnés à l'insu de ses esclaves :

« N°7, 1, 3, 2, sautez du camion et tentez d'atterrir sur leur pare-brise, N°5 apporte moi encore des chips, N°6 met moi le GPS, N°8, arrête-toi et mets moi la musique de Midnight Express à fond ! Ils veulent la guerre, ils l'auront. »

Le camion suspect roulait à présent à 130 km/h dans la ville, mission presque impossible pour Pixou dont Capital Perdu ne lui inspirait rien d'habituel. C'est avec une technique peu recommandable il faut croire qu'il tente de rattraper le voleur.

« Proto, allume moi l'alarme du camion, on va tenter de brousser le chemin ainsi.
-Mais cela ne va pas aider Arz ?
-On n'a pas trop le choix je crois. »

Aussitôt le bouton de l'alarme enclenché, les voitures s'écartaient laissant un chemin qui lui était favorable, mais des choses tombèrent une nouvelle fois sur son pare-brise, mais cela avait l'air de quelque chose de plus... Humain ?

« C'est moi ou les sbires d'Arz sautent sur notre camion ?, demanda Proto Badger.
-Mais il est fou ! Il est entrain de tuer ses gars sans pitié. »

Deux sbires avaient frappé le pare-brise du camion policier de plein fouet, toutefois le bon chauffeur taré qu'est Pixou réussit à esquiver les deux autres, donc à les condamner à une mort certaine. Ce qu'il y a de dramatique dans cette affaire, c'est qu'Arz ne semble pas être perturbé par l'échec de son attaque, il faut croire qu'il n'y a pas de quoi puisqu'il connaît la grande capitale par cœur. Son trajet était déjà prédéfini, il allait passer sous un pont en pleine ville qui consommait bêtement de la place dans l'agglomération, ne sachant pas quoi faire face à une telle absurdité, Pixou le suit. Lorsque Pixou passa sous le pont, il entendit un grand boum qui réveilla Renoir en sursaut, celui-ci balbutia une suite de mots incompréhensibles :

« Qué koi ? »

Cela semblait être un projectile qui a atterri sur le toit du camion, de là provenait des cris étouffés par la vitesse à laquelle le bolide roulait.

« Pffouf, aidez.. pffouf, moi... ze... zoui ploufff sur praoug camion.
-Je crois qu'il y a quelqu'un sur le camion, dit Proto Badger.
-J'en ai rien à foutre, il n'avait pas qu'à s'écraser sur ma propriété.
-Il risque surtout de crever, constata Renoir. »

L'idée d'un homme sur le camion fut tout de suite oublié malgré que les cris persistaient. Le détective avait plus d'un tour dans son sac, il allait prendre un virage difficile qui effraya Pixou. Rien ne pouvait arrêter le véhicule transportant une pâtisserie consommable jusqu'au 21/12/2012, même pas Pixou qui au virage fait un tonneau en direction d'un grand jardin de la capitale. Le camion avait beau subir quelques dégâts, il demeure debout et intact, toutefois le chauffeur était perdu dans l'immensité du jardin, il ne savait pas où il pouvait bien sortir. Il tournait en rond ce qui agaçait Proto Bagder car d'une part il écrasait les plantes, d'autre part car l'équipe perdait un temps considérable.

Dans le palais du Président, où logeait Flow Jesso, le président le moins estimé de toute la planète ; Vincent, le garde principal du Président, l'alerta du « bordel » présent dans les rues de Capital Perdu.

« Il y a un camion qui met un bordel considérable dans la circulation.
-Qu'attendez-vous ! Alertez donc la police !
-Mais il y a déjà un camion de police à leur trousse.
-Qu'est-ce qu'ils attendent ?!
-Le problème c'est qu'il est entrain de tourner en rond dans votre jardin monsieur. »

Le Président jeta un coup d'œil par la fenêtre et vit en effet le camion qui était entrain de ravager toute ses plantes. Sa colère était d'autant plus forte lorsqu'il vit sa belle rose entrain d'être écrasé par le camion de police, lorsqu'on touche quelque chose à Flow Jesso, on le paye souvent très cher.

« Alertez toute les unités encore présentes, et poursuivez moi ce foutu camion !, ordonna l'impitoyable Président. »

Ne se doutant encore de rien, Arz était au volant de son véhicule avec son unité restante, sa joie était immense apprenant qu'il a réussi à semer le trouble de son affaire. Seulement l'un de ses esclaves interrompit la bonne humeur de son patron.

« Il semblerait qu'un camion se dirige tout droit sur nous.
-Et comment crétin ?!
-Il semblerait qu'il est à notre droite.
-Comment tu veux ?! Il y a plein de barr... »

Un lumière éblouit le détective privé qui zigzagua avec son bolide, une machine féroce apparut en défonçant les barrières du jardin présidentielle, celui-ci frôla de peu le coffre du camion où se trouvait le MK02 et Cakeman. La brutalité du déroulement des évènements effraya Arz qui ne trouva plus de solutions favorable à sa cause.

« Mais... ils sont malades... Comment je vais faire ? Je... Je panique, ouh calme toi. »

Pour couronner le tout, des sirènes provenant de derrière rendirent la situation encore plus dramatique pour Arz. Il se rongea les ongles attendant son heure fatidique. Derrière lui, l'inquiétude était d'autant plus grande pour les Connerilliens.

« On est poursuivi par la police !, s'exclama Pixou.
-Mais on est la police, remarqua Proto Badger.
-Échec et maths Arz !, se réjouit Renoir. »

Le camion d'Arz continuait à zigzaguer jusqu'à percuter un mur à l'arrière du camion. Cela entraîna un mouvement brutal qui fit trembler le robot, par chance ou malchance pour l'esclavagiste, le bouton du robot se frotta contre les parois du camion et s'inclina sur « ON ». Le MK02 se mit en marche et força le coffre pour en sortir. Un simple humain n'aurait pas osé faire une telle chose, mais un robot si. Il ouvrit le coffre et sauta de celui-ci encore en marche. De là les camions policiers qui poursuivaient Arz fonçaient tout droit dans le mur en percevant le robot défilant à toute allure. Proto Badger, remarquant la présence du MK02 étalé sur la route, l'attrapa grâce à son agilité hors pair.

« Bon, maintenant faut trouver Cakeman !
-Il est à l'intérieur, répondit Proto Badger au boss de l'opération. »

Cakeman sortit du corps du robot et chanta une chanson qu'il jugeait tout simplement excellente.
« mangé moi mangé moi mangé mioahahahah »

« Bon, on peut maintenant revenir à notre si bon village, suggéra Pixou. »

L'un des camions policiers poursuivant Arz s'égara vers la sortie de la ville, et celui-ci n'était autre que celui de Connerille. La mission était enfin terminée.

Arz, jugeant qu'il n'était plus utile de poursuivre son trajet, s'arrêta afin d'expliquer au policier ce qu'il s'était produit cette nuit là. Seulement les policiers ne voulurent rien entendre et le menottèrent.

« Mais puisque je vous dis que c'est eux les coupables ! Ceux de Connerille ! Arrêtez !
-Vous avez provoqué des accidents à nos confrères avec votre tas de féraille dans votre coffre, et vous avez dérangé la circulation.
-Je vous dis que ce n'est pas moi le coupable, je dois aller chercher mes 4 autres sur la route, ils m'attendent, vous pouvez pas me faire ça bordel ! J'ai des contacts avec Flow Jesso ! Comment je peux vous dire que je suis serein dans ma tête ? »

Contrairement au triste destin de Arz, les habitants de Connerille rentrèrent enfin dans le village désert. Shooring les attendait avec impatience pour voir s'ils avaient échoué ou non, il espérait ne plus revoir Cakeman, mais seulement malchanceux comme il est, on ne peut pas lui permettre ça. Apprenant la nouvelle qu'il l'accabla, il alla gueuler sur Pixou pour qu'il ne se mette plus en travers de ses affaires. En tout cas, Cakeman était toujours là, et toute sa aventure semblait bel et bien fini. Ou presque...

« C'est qui ce type sur le toit ?, demanda Shooring
-Ah, je l'avais oublié lui !, se précipita Pixou sur le corps inanimé de sa voiture. »

Tout les habitants présents examinèrent l'homme en face de leurs yeux, celui-ci s'anima et se frotta les yeux devant son nouveau public. On avait beau lui poser des questions sur son identité, son âge, ou encore son adresse, il ne se souvenait de rien du tout. Tout ce qu'il a pu retenir de son passé c'est un nom. « Tainic », et rien d'autre. Ce fut ainsi qu'il fut nommé dans le village, son nouvel univers.
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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Sam 11 Juin - 20:21

Heck yes
Très bon chapitre,bonne écriture,et plein d'action :3

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Arz
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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Sam 11 Juin - 23:21

Super chapitre, comme d'hab! ^^
NUUUH... Pourquoi je me fais arrêter? :U

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Tainic
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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Dim 12 Juin - 23:20

Sexy le coup du MK02 Revolver. J4ai bien ri.

Bref génial comme d'hab.
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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Lun 13 Juin - 14:53

Toujours aussi drôle, j'attends la suite! Car c'est vraiment accrochant!
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Sebastien
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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Mer 15 Juin - 2:55

Chapitre très intéressant , j'adore !
(Ouai j'ai attendu que tard le soir pour que ma flemme de lire disparaisse et je ne suis pas mécontent je dois dire ^^ bon chapitre et bonne continuation !)
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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Ven 17 Juin - 17:09

Si ça ne te dérange pas Shooring, je lirai après le bac Smile !

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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Sam 18 Juin - 21:33

Nyu, de toute façon je vais que très peu écrire durant cette semaine, d'une part je n'aurai pas le temps de finir le chap 4 car je suis malade, d'autre part j'ai tout mon programme d'Histoire à réviser (et ça c'est un véritable enfer). Donc bon, je sais très bien à quel point Seb' est excité d'apparaître dans le prochain chapitre, mais ça ne sera pas maintenant.
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Sebastien
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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Sam 18 Juin - 23:28

Mais lol je vais pas t’engueuler pour ça , ta aucune excuse a donner , je pourrai attendre XD .
Tous ce que je peu te dire c'est de bien guérir et d'être en pleine forme ^^
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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Ven 24 Juin - 12:28

Chap 04 : Une enquête ? Comment ça ?

« Sébastien... »

Sur un fauteuil, ligoté par des liens très solides, l'homme d'une quarantaine d'année se réveilla enfin de son rêve. Plongé dans l'obscurité totale de la pièce, il ne pouvait en aucun cas identifier où il était, s'il avait les yeux ouverts, ou encore moins ce qu'il était. Le décor, qui se confrontait à lui, commençait à s'onduler pour faire paraître une lumière faible, peu visible, au plafond. Une légère frustration lui parut lorsque les premières lumières furent perçus, il se rendit compte qu'en faite... Il n'avait aucun souvenir d'un passé proche... Ou d'un quelconque passé qui lui concernait.... Mise à part cette voix tremblante dont il entendait toujours la respiration près de lui. Celle-ci lui interpella une deuxième fois.

« Sébastien... hé ! »

La deuxième fois qu'il entendit son nom, il se rappela de quelques éléments de son passé, il commençait à se réveiller enfin de son état amnésique. Toujours est-il qu'on ne sait pas ce qu'il pouvait bien foutre dans un lieu aussi... hostile ? La lumière qui chassait l'obscurité de la pièce continua sa traversée dans la pièce, et dévisagea une énorme table ronde où était assis de curieuses personnes. Encore un peu sonné et perplexe face aux évènements présentés à ses yeux, il tenta de distinguer les personnes qui siégeaient à cette mystérieuse table. Seulement sa concentration n'était pas à son maximum, mais un frisson lui passa dans sa gorge quand il vit un singe lui sautait dessus. Celui-ci se manifesta en lui disant un simple « Coucou ! Mr Sébastien ! » et alla s'assoir avec ses amis de la même espèce. Surpris par la tournure des évènements qui s'offrait à ses yeux, il balbutia quelques mots dont lui même n'arrivait pas à comprendre.

« Que... J'ai.. C'est quoi...
-Oh, ne vous inquiétez pas Mr Sébastien, vous êtes juste un peu... Ligoté... Menacé d'un voyage ténébreux... Ainsi que pris en otage par des primates... N'est-ce pas drôle ? »

Malgré les paroles désagréables et inquiétantes qui lui ont été adressées, il se mit à compter le nombre de primate qui environnait la pièce. Dans ses calculs il vit que chacun des primates avait un membre particulier en moins. L'un avait le pied droit qui manquait, un autre le pied gauche, encore un autre la jambe gauche, un autre la jambe droite, ainsi qu'un autre la main droite, dont l'autre c'était la main gauche, puis un autre avec le bras gauche manquant, dont un autre c'était le bras droit, un autre c'est l'oreille droite, et un autre l'oreille gauche, puis un autre le nez.

« Vous êtes 12, constata Sébastien, seulement l'un de vous n'a aucun membre qui...
-Justement, c'est pour ça que je suis le chef de l'Armée des 12 singes, moi Spark !
-L'Armée des 12 singes ? Hein ? Il me semblait qu'il n'y en avait justement pas.
-Détrompez-vous Mr Sébastien, nous existons vraiment !
-Je peux savoir ce que je fous ici ?
-Nous avons besoin de vos compétences Sébastien.
-Mais, je ne suis qu'un marchand de journaux.
-Vous refusez ?
-Hé bien, hésita Sébastien, je refuse en effet. »

Le dénommé Spark se mit debout et s'approcha du visage de Sébastien. Ses yeux étaient de couleur sang et on pouvait percevoir de la haine profonde dans ses pupilles, comme si un passé lointain l'avait ravagé. Ils se regardèrent une bonne dizaine de seconde et le singe poussa un cri de primate et prit la parole sur un ton très cassant.

« Vous ne voulez vraiment pas coopérer, et bien vous allez en enfer tout de suite. »

Le mur du fond s'ouvrit comme une mâchoire laissant surgir des flammes ardentes de l'intérieur. Des visages horrifiés se dessinaient dans le feu ardent, ces visages qui fixaient avec un désespoir Sébastien privé de tout mouvement. Il vit tout de suite quelque chose d'affreux, des cadavres, du sang qui dégoulinait des murs, du blanc pâle qui s'étalait peu à peu sur les côtés de sa chaise, des rega...

« C'est bon ! J'accepte ! Pitié, arrêtez ! Que voulez-vous ?
-Tu vas travailler pour... »

La sonnerie du téléphone au centre de la table interrompit les négociations entre les deux personnes. L'un des 12 singes décrocha le combiné et dit d'une voix calme.

« Allô, ici la mairie de Connerille, bonjour, que voulez-vous ?
-Euh, je pourrais avoir un prêt d'...
-Mr Shooring c'est ça ?
-Oui, mais je pourrai...
-Votre crédit vous attend à votre casier dans la mairie.
-Euh... attendez...
-Merci au revoir. »

Il raccrocha le combiné, Spark reprit alors les discussions avec son otage humain qui se tournait les pouces.

« Vous allez travailler pour nous et le bien de notre village Mr Sébastien.
-En quoi ?
-En espionnant bien entendu. »

Aussitôt, le singe prit une télécommande et régla le mur du fond sur le mode « home cinéma », il projeta dessus l'image d'un des habitants de Connerille : Proto Badger. Celui-ci terrifia Sébastien qui n'avait pas vu une horreur pareille depuis... Il ne sait pas trop justement.

« Vous n'allez pas dire que je dois aller enquêter sur ça ?, s'énerva Sébastien.
-Ben si, il se trouve que Proto Badger a un comportement assez bizarre ces temps-ci, vous allez nous aider à expliquer la cause à cela.
-Mais, je...
-Oui, vous espionnez, donc vous ne devez vous faire voir par personne.
-Pourquoi moi et pas un au...
-Car vous êtes quelqu'un de compétent Sébastien, nous le savons tous ici. »

Cette dernière réplique entraîna un tumulte de rire dans la salle, ce qui ne réconforta guère le seul humain de la salle.

Il fut enfin détaché et fut conduit vers un couloir qui le ramenait à l'entrée de la mairie. Spark lui donna les précautions suivantes avant de sortir : « Faites bien gaffe. ». Sébastien ne pouvait répondre seulement par un simple « Oui. » à cette déclaration.

Le village entier était réuni à la clinique de Renoir pour voir ce mystérieux « Tainic », le nouveau habitant parmi ces répugnants personnages. L'amnésique sentit qu'il était fixé comme une attraction, mais... C'était en effet la seule attraction du village ce jour là. Le Dr Renoir, nerveux d'habitude, allait commencer l'interrogatoire. Seulement une présence inhabituelle se fit sentir par un habitant du village, mais celui-ci ne se prononçait pas encore. En effet, Sébastien en manque de piste, ne voyait pas par où commencer dans son enquête, donc il a fait le choix banal et dangereux de s'approcher directement des habitants. Caché derrière un mur, il jetait parfois des coups d'œil pour identifier chacun des fous... enfin habitants qui y figuraient dans cette réunion. Il identifia par ailleurs son objet d'enquête qui le terrorisait rien que d'y penser. Renoir toussa, et prit sa posture d'homme d'affaire pour bien paraître devant Tainic.

« Tainic c'est ça ?
-J'en sais que dalle, tout ce que je sais, c'est qu'en ce moment même j'ai la tête pété.
-Hum ça ne m'a pas l'air très bon tout ça. Vous, Pixou, avec vos principes de laisser des personnes sur votre voiture jusqu'à qu'ils crèvent étouffer par l'air, vous êtes honteux !
-Vous y étiez aussi dans la voiture docteur ! Alors qu'est-ce que j'en ai à foutre ?, s'indigna Pixou.
-Hum... Bon... Euh... Bon... Tainic...
-Vas-y ! Ignore-moi !
-Avez-vous le moindre souvenir de quelques choses.
-Puisque je vous dis que non !, se répéta Tainic.
-Sérieux, qu'est-ce que vous pouvez bien faire sur un pont, et surtout de sauter de celui-ci ?!
-J'en sais rien ! Peut-être qu'on a voulu me tuer.
-On ne peut pas nier cette hypothèse...
-Elle a dû être excitante ma vie pour que je me jète d'un pont, wouhou.
-Il y a quelque chose à faire au moins ? C'est tout ce qui nous intéresse ici !, s'exclama Shooring.
-Attendre, ce n'est qu'une amnésie temporaire, tout va s'arranger. »

Une fois le sujet « Tainic » terminé, ils ont continué à bavarder entre eux sur des sujets aussi absurdes que d'autres. Sébastien, prêt à partir dans cet endroit peu recommandable, se fit interpellé par un ignoble personnage.

« tu ve vr mn aroswoar ?
-Euh je n'ai pas le temps...
-alé !
-Euh, tu m'as l'air très bon pour un petit choux à la crème, mais euh... Qu'est-ce que... Arrête de m'arroser... Sale con !
-hihi laroser arosé »

Le petit gâteau prit son arrosoir et renversa son contenu sur lui pour prendre sa douche quotidienne. Durant cette action peu habituelle dans notre époque, Sébastien avait commencé à courir en direction de l'entrée de la clinique en murmurant « Mais il est fou ! ». Sorti de la clinique il ne songeait pas à faire grand chose qui puisse le ramener à une piste confortable, il songea à attendre un petit moment pour voir si autour de lui il y avait quelque chose de percutant. Seulement inconscient comme il est, il n'avait pas remarqué qu'il s'était fait pisté par Cakeman une nouvelle fois. Celui-ci, l'air con et niais, hurla à plein poumons (???) « TU VE ETR MN AMI ???? », il réussit par ce procédé à faire fuir son nouvel ami. Par une chance incroyable, Sébastien réussit à sortir du secteur dangereux sans se faire remarquer. Ce n'est que le lendemain que les ennuis commencèrent.

Alors que Cakeman jouait au football avec son ami l'épouvantail, on a, enterré dans un fossé mal entretenu de la Shoofarm, Sébastien qui se réveillait enfin. On dit pourtant que la nuit porte conseil, mais cela ne semble pas être pour tout le monde, Sébastien était toujours dans la résolution de l'énigme... Non pas de Proto Badger, mais bien de l'Armée des 12 singes, qu'est-ce qu'ils peuvent bien lui vouloir ces primates ? Si c'est la discrétion de Sébastien, c'est un peu raté, car à peine la tête levé de son trou, Cakeman le remarqua et cria en courant vers lui « keup1 !!!! » dont il répliqua formidablement avec un « Merde... ». Cette fois-ci il ne pouvait pas échapper à la discussion, sinon il risquait gros tel qu'un grognement dégueulasse de Cakeman qui pouvait alerter le village entier.

« Bonjour...
-j ve etr reporter !
-Ah...
-com nelsn mnfor
-Tu es fort dis-moi.
-oé !!!!! »

Après quelques secondes de maintes réflexions, il tilta sur sa volonté de devenir reporter, il en profita donc à ses intérêts.

« Ca te dirait de devenir reporter pour moi ?
-oéééééé !!!
-Tu pourrais interroger un certain... hum voyons...
-shooring ?
-Non ! Euh...
-prout...
-Oui Proto Badger !
-shooring ?
-Non, Proto Badger...
-oi, proto badger...
-Tu me gaves.
-vé interogay proto badger !!! »

L'extraterrestre courut comme un dératé en direction de la maison de Proto Badger, il se demanda alors comment son maître, Shooring, arrivait à éviter le suicide avec un tel énergumène. Ce qu'il ne sait pas, c'est qu'il était l'objet d'un lourd épisode il y a 3 mois plutôt. Toutefois il finit par s'en moquer et se reposa près d'une poubelle pas loin de son trou plein d'engrais chimique. Il déterra quelques shoofleurs qu'il cracha ensuite dû à la puanteur qu'ils dégageaient, s'en poursuivit une longue attente.

Avant, Cakeman alla chercher dans sa chambre quelques objets comme des ciseaux, de la colle, et des crayons de couleur... Sans songer prendre une feuille ou quelque chose d'autre qui puisse véritablement lui servir. Il s'arrêta dans le couloir où il aperçut dans une des nombreuses salles abandonnées, Shooring et Tainic entrain d'aménager la salle afin que l'amnésique inconnu de tous puisse dormir quelque part.

« Si tu me voles un truc dans ma maison, taudis, usine à Coca Cola, MK02 se chargera de te buter.
-Mais... Mr Shooring, s'excusa MK02, qu'en faites-vous des principes de paix ?
-Quoi la paix ?
-Eh bien...
-Ah ! Pet... Ahahahahah, tu ne vas pas me croire j'ai cru comprendre « paix » ! Ahahahah... Tu as un sacré humour de merde.
-Si vous le dites... »

Cakeman ne comprenant rien à la discussion, et insensible au sens de l'humour, sortit de la baraque pour aller voir enfin son objet d'enquête et réaliser sa mission qu'il rêvait tant : manger des Shoofleurs... euh... faire un reportage sur ses voisins de village. Il s'arrêta devant la maison de Proto Badger et tapa à la porte énergiquement.

Dans la Shoofarm, Sébastien entendit des cris poussés par le gâteau qu'il avait embauché juste avant. Alerté par ces sons qui symbolisaient l'agonie pour lui, il courut afin d'aller sauver son prétendu ami. Il imaginait alors le pire : il est possible que ce monstre bleu, ignoble, est entrain d'écarteler les membres frêles de Cakeman, ou encore qu'il ait des pulsions tel qu'on en trouve souvent chez les politiciens en France, ou bien tout simplement qu'il fait le con. Avec Cakeman, il faut toujours s'arrêter sur sa dernière idée, car cette chose immonde est tellement imprévisible qu'elle peut vous faire tourner en bourrique durant des heures. Il était là, devant la porte d'entrée, affolé, courant de gauche à droite. Curieusement, Sébastien était encore plus inquiété que lorsqu'il le croyait en danger. L'espion ridé et incompris interrogea alors Cakeman sur ses actions assez curieuses. Il répondit la chose suivante :

« g per !
-Quoi ? Tu veux que je fasse le boulot à ta place ?
-il ouvr pa !!!
-Mais attends bordel !
-J'arrive...
-Ah merde, faut que je me cache. »

Malgré qu'il ait à peu près quarante ans, il restait très souple et enchaînait des roulades pour se faufiler derrière une poubelle en toute discrétion, il manqua aussi de se fendre la colonne vertébrale. A proximité de lui, Proto Badger ouvrit enfin sa porte et se présenta devant Cakeman avec une grimace fatiguée, il avait l'air débordé par son travail épuisant... A savoir quoi, nul ne le sait.

« Entre donc... »

Invité par le sympathique Proto Badger, Cakeman franchit de pied ferme la porte de la maison à l'allure d'un manoir vaste. Dès l'entrée, on est submergé par la lumière éblouissante qui donne toute la clarté à la pièce. En face de nous, un petit escalier en spirale occupe une partie assez importante de la pièce. Les murs verdâtres montrent l'aspect conservateur des lieux, cela montre que le vaste manoir n'était pas à Proto Badger dès le départ... Il semble provenir d'une époque bien plus ancienne sans remonter au XIXème siècle. On restera sublimé par le centre de la pièce, recouvert d'un tapis majestueux, surplombé d'une petite obélisque. Pour paraître moins vide, des tableaux sombres sont accrochés un peu partout dans la salle.

« c bo !, se réjouit Cakeman.
-Oui, j'ai tenté de faire simple en déco.
-lol
-Bon tu veux quoi au juste ?
-fer 1 reportaj sr toi !!!!
-Euh... Qui t'as demandé ça ?
-1 inconu !
-Je le connais ?
-nn psk c 1 inconu
-Ah, je m'imaginais bien... »

Les rumeurs disaient vraies sur le caractère de Proto Badger, il semblait être perturbé par quelque chose d'assez profond. Pourtant cette triste mine n'était pas présente il y a 3 mois, c'est surement pour ça que l'Armée des 12 singes a voulu s'interroger sur ce sujet. Il soupira et rétorqua sur un ton dépité :

« Tu devrais faire plus attention à toi Cakeman, ça fait deux fois qu'on t'enlève.
-2 foi ?
-Enfin la première fois tu ne t'en souviens pas, mais ça a créé un sacré bazar dans le village je peux te dire.
-c koi t truk ?
-J'aime beaucoup collectionner les tableaux et me moquer de tout les Benjamin de la Terre entière. Ah ! Benjamin Franklin, ohoh, il ne s'est pas raté celui-ci.
-é hunter ?
-C'est qui lui ? Je dois dire que j'ai certes tendance à faire peur aux gens, mais toi tu me fais bien plus peur que n'importe qui.
-on pe visité ta mezon ?
-Bien entendu. »

Ils descendirent au sous-sol par un escalier qui formait lui aussi une spirale. Ils atteignirent alors une salle lugubre qui ne laissait pas pénétrer un seul rayon de soleil. En même temps c'était le sous-sol, il était donc logique que personne puisse percevoir un quelconque rayon de soleil de là. Mais tout de même ! Quel sous-sol ! Rempli des couteaux et d'autres armes tranchantes, ainsi que de nombreux outils de torture, Cakeman ne comprenant pas où il était demanda à son ami ce qui se passait ici.

« keskil pas ici ?
-C'est ma cuisine. Tu veux quelque chose à boire avant de commencer ton reportage ?
-du pepsi !
-Hum, je crois que Pixou a vidé tout le stock quand il a prétendu qu'il y avait quelque chose de dangereux dans ma maison.
-du pepsi !
-Si tu y tiens vraiment... »

Il ouvrit le réfrigérateur où était conservé précieusement les boissons, et prit le Coca Cola encore à plein. Bluffé par le tour de magie, voir supercherie de Proto Badger, il but ce délicieux soda à la gloire des américains et ses merveilleuses inventions, tel que la chaise électrique puisqu'il y en avait une dans la salle, mais elle servait plus pour des barbecues entre amis.

Assis tout deux sur une chaise pliante, ils se sont regardés avant d'entamer l'interview. Cakeman, impatienté par le rôle qu'il devait tenir, ne tenait plus sur la chaise. Cette nervosité perturba Proto Badger qui n'était pas d'humeur à parler de lui ce jour-là.

« Pourquoi tu as accepté d'aider cet inconnu Cakeman ?
-psk jve etr reporter !
-Hum, oui je vois, mais il ne faut pas accepter n'importe quoi. Il faut voir tout de même ton excursion à Capital Perdu, ça ne nous a guère appris de bonnes nouvelles. »

Inlassable, il continuait à siroter son Coca Cola déguisé en Pepsi tout en fixant le regard vide de l'interrogé. Il se contenta de répondre par un simple « ok ». Il n'en tira rien d'autre de cette discussion. Déçu, faut croire, il s'en alla accompagné d'une main douce de Proto Badger. Seul, il prit la route de la Shoofarm pour faire un somme, mais Sébastien qui surgissait de l'ombre a emboîté le pas.

« Alors ? »

Cakeman, ne sachant pas quoi dire du compte tenu de la discussion, le regarda comme un imbécile qui n'a strictement rien retenu de sa journée en terre inconnu. Il s'excusa par un « dsl » percutant qui ne réconforta guère Sébastien, plongé dans ses idées noires où apparaît à chaque fois l'Armée des 12 singes. Il s'est alors manifesté :

« Tu me sers vraiment à rien.
-oé
-Allez ouste et ne reviens plus !
-lol »

Sur cette déclaration aussi agressive qu'un discours de terroriste, il s'en alla en direction de son foyer. A présent désarmé de tout indice qui puisse lui mener à une éventuelle donnée de la personnalité de Proto Badger, il alla se diriger vers la mairie pour faire son compte-rendu des plus étonnants : que dalle sur lui. Mais son chemin n'allait pourtant pas aboutir, puisque derrière lui un bruit de pas sourd pouvait se distinguer dans la ruelle. Le monstre bleu, l'avis de recherche, était là, planté derrière lui.

« Euh, bonjour, paniqua Sébastien.
-Pas besoin d'avoir peur, je suis inoffensif.
-Hum, je dois y aller... et bien à la pro...
-Je suis si effrayant que ça ?
-Et bien...
-Ou cachez-vous quelque chose de profond que je connais ?
-Je n'ai rien à cacher, je suis juste Sébastien...
-Sébastien hum...
-Merde.
-Apparemment vous ne voulez pas vous dévoiler
-Merde.
-Vous n'arrangez pas votre cas avec ces injures. Content de vous avoir rencontrer Sébastien, et entre nous, je vais vous laisser cartes blanches, je n'ai aucun intérêt à m'occuper des affaires cheloux qui ne concernent pas un membre de la ville que j'habite.
-Content de vous avoir rencon... »

La phrase n'avait pas aucune nécessité d'être terminé puisque Proto Badger s'était déjà en aller en direction de son manoir gigantesque. Troublé par les évènements complètement illogiques, Sébastien resta planté durant quelques minutes sur la place abandonné par le monstre. C'est quoi ce village de malades ? Entre un gâteau qui se veut doter de parole, un monstre bleu qui ne montre aucun signe rassurant, des singes qui lui veulent faire les pires investigations possibles et un amnésique qui se fera surement entubé par tout le village. Mais surtout l'élément le plus inquiétant qui se pose à lui n'est autre que lui-même, que fait-il ici ? Toutefois, ne trouvant pas les réponses aux questions qu'il s'était posé précédemment, il ne songea pas à trouver une logique qui puisse lui mener à quelque chose de véridique. Il s'engouffra dans ses pensées les plus profondes pour réfléchir à ce qu'il peut faire face à ce destin d'esclave.

« Que faire ? Ce sont tous des malades ! Je ne peux pas vivre plus longtemps ici, on va finir par me tuer et me torturer. Il faut que je fuis ce trou de merde le plus vite possible, cela ne doit pas être compliqué, il y a aucun policier dans le coin... »

Il passa derrière la Shoofarm, près de l'endroit où il a fait une très agréable nuit, et a passé la clinique pour se diriger vers l'extérieur du village. Mais faute de goût de l'auteur, il se vit très vite abordé par une jeep qui venait justement de l'extérieur du village, celle-ci silencieuse ne se fit en aucun cas remarqué par les villageois coincés dans ce trou à rat qu'est Connerille. Trois singes descendirent de la voiture avec des armes à feu. Celui qui était positionné au centre du groupe était le singe qui avait les défauts de la narine, à sa droite c'était le singe qui avait perdu son pied droit et qui se voyait contraint, comme son homologue, de marcher comme un bonhomme en pain d'épice, à sa gauche, c'était le singe qui n'avait pas de bras gauche et qui avait la main collé à son épaule, quelle laideur ! Celui-ci tenait un lance-roquette menaçant sur son épaule gauche, faute de compétence en matière d'armes. Désemparé, le pauvre Sébastien se voit de se rendre immédiatement, mais il tente de résister quelques instants avant de rendre son âme à ce groupe d'individus peu éloquent. Ray, le singe qui n'a pas de nez, s'approcha de Sébastien avec un revolver chargé à bloc.

« Tu te crois malin toi ? Hein ! Je pensais qu'on avait passé un contrat.
-J'en sais rien où tu as pu me choper, que ça soit à un quelconque commerce barbare qui persiste encore, mais je n'ai en aucun cas signé un contrat.
-C'est vrai, confirma le singe avec le lance-roquette, on ne lui a rien fait signé.
-Ouais mais on s'en fout put***, c'est un esclave, contesta le singe en « pain d'épice ».
-Pas faux, gloussa Ray »

Les primates rirent de bon cœur.

« Vous n'êtes pas drôle !, s'indigna Sébastien.
-C'est pas fait pour, répondit Ray, vous avez à nous servir Sébastien dans l'accomplissement de notre village, nous ne pouvons pas vous laisser partir !
-Mais je ne suis que marchand de jour...
-Mais vous êtes doté de compétences que vous niez au plus haut point, et ceux-ci, vous les connaitrez une fois que vous aurez fait notre mission. Je vous promets de plus une vie exemplaire Sébastien, on s'en arrangera, ne vous inquiétez pas.
-Hum... De toute façon je suis menacé d'être fusillé, explosé... Hé mais il sert à quoi le boiteux ?
-Je conduis, rétorqua le concerné.
-Marrant toi, avec un pied en moins ? Comment tu peux anticiper le freinage et tout ces...
-C'est justement parce que j'ai du mal à anticiper les freinages que je conduis.
-Ah, je vois, vous n'êtes pas des tendres à ce que je vois.
-On ne peut pas dire qu'on est des démocrates. »

A cours de manque d'arguments pour l'accord de sa liberté, Sébastien monta dans la jeep pour revenir alors à la mairie par une entrée secrète, en plein désert séparant Capital Perdu de Connerille.

De retour à la salle obscure et glauque où siégeait Sébastien une nouvelle fois enchaîné, Spark l'interpella pour lui donner une autre mission. Curieusement, il n'a voulu en aucun cas savoir ce qu'il a pu récolter de l'affaire Proto Badger, c'est qui est très curieux. Au vu du sujet beaucoup plus délicat à aborder, il s'exclama dans la salle d'un ton en colère.

« Une enquête ? Comment ça ? C'est plus du suicide qu'autre chose ! Enquêtez sur cet amnésique est mission impossible.
-Et si je vous dis que votre vie en dépend, tel que peut-être, j'en sais rien, votre avenir dans la société.
-Ray m'a déjà dit ça, et ce n'est pas en pointant vos armes sur moi que je vais croire à ces conneries !
-Ray ? Comment ça ? »

Spark lança un regard inquiet vers Ray qui était lui-même surpris de la déclaration de l'otage.

« Nous devons continuer à vous utiliser Sébastien, c'est très important pour nous et pour le bien de notre village, je vous en prie Sébastien. Vous êtes obligé de continuer de toute façon, alors à quoi bon négocier avec vous ! Vous allez enquêter sur ce « Tainic » une bonne fois pour toute, et toute opposition sera signalée comme étant une tentative de crime comme notre territoire. Vu ?
-Bien... »

Les primates sourirent à l'entente de cette réponse, et éteignirent la lumière du plafond laissant place à l'obscurité totale.
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Sebastien
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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Ven 24 Juin - 17:46

Encore un très bon chapitre et en effet , je m'attendais pas a un tel rôle ^^
J'ai été agréablement surprit et j'attend la suite (Toujours avec plus d'impatience) .
Bonne continuation !
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MessageSujet: Re: Cakeman - La fiction   Jeu 7 Juil - 16:17

Chap 05 : Sérieux, il y a vraiment quelque chose dans le frigo ?!

Je m'étais présenté devant le prêtre qui m'attendait. Je suis venu me confesser auprès de lui de tous les pêchés que j'ai pu commettre. Rassurez-vous, je n'ai pas fait des choses affreuses qualifiées d'inhumain, tel que le vol d'une vie ou la torture des innocents. Il s'agissait de pêchés qu'on pourrait juger mineurs, mais qui pour moi est une véritable preuve que j'ai manqué à mon devoir : aimer mon prochain. Après tout, majeurs ou mineurs, on a quand même détourné son regard pour aller fixer d'un côté bien plus malsain, et c'est là où l'on peut traiter la nature de nos actes. Juger que ces choses tournés vers l'obscurité sont plus ou moins malles, c'est banaliser un mal bien plus grand. C'est ce que je tiens comme philosophie.

Devant lui j'étais tout excité à l'idée d'être pardonné de tout le mal que j'ai pu produire envers autrui. Le prêtre m'a fixé droit dans les yeux d'un air serein et m'a suggéré de commencer dès maintenant ma longue liste de pêchés. J'ai donc tout lister, avouer mes torts les plus profonds, et j'ai senti le poids accumulé par tout ce mal que j'ai pris, s'évanouir dans l'air pur qui environnait la salle. Suite à cette effort, il m'a dit d'un ton sage :

« Bien Proto Badger, suis à présent ta voie. »

Ma voie, je l'ai choisi depuis très longtemps, aider mon prochain quelque soit son apparence et ses idées.

Le lendemain, je m'étais réveillé à cause d'une discussion tout près de chez moi, il devait être encore 6 heures du matin puisque le jour n'avait pas encore montrer son voile de lumière. Un homme a continué à exécrer ses paroles sur mon mur l'air d'ignorer qui pouvait bien habiter dedans. Après tout qui ? Dans ce village perdu sur la carte du monde, qui pouvait bien trouver son compte à part un ivrogne mal logé ? Tout du moins c'est ce que je pouvais penser moi-même à mon arrivée. Mécontent du bruit que ces cochons produisent, je me suis levé et venu à l'encontre des énergumènes. J'ai reconnu le Petit Ours Brun entrain de parler à quelqu'un dont je ne pus reconnaître. Il parlait fort, assez pour qu'on distingue parfaitement leurs mots.

« Je le mets dans mon coffre, a-t-il affirmé le Petit Ours Brun.
-Et s'il se réveille ?
-Je lui ai foutu une bonne dose de gaz, impossible qu'il se réveille en cours de route. »

J'ai un peu tourné ma tête pour voir deux voitures postés au fond de la rue. Quelque chose se passait, et non pas en bien. Mais mon indélicatesse a montré des signes de ma présence aux vilains, le Petit Ours Brun avait tout de suite compris que je les épiais depuis ma porte d'entrée. Il a parlé doucement mais assez fort pour que je comprends ce qu'il allait m'arriver : « Embarquez-moi ce bleu. ». Je me suis alors lancé dans la ruelle sans apercevoir qu'il y avait un 3ème protagoniste en face de moi. Fonçant dessus, je me suis retrouvé assommer laissant ma conscience s'évanouir.

Ce n'était pas après la mort malheureuse du Petit Ours Brun, c'était bien le jour de l'affaire où on a retrouvé ce salopard de Cochon volant mort et le chanteur masqué faire son apparition au tribunal. Personne ne le sait, à part vous bien entendu, que j'ai joué un rôle crucial dans cette affaire sombre. Cela ne m'a guère réconforter lorsque je me suis senti ligoté et la tête dans un sac à mon réveil. Je m'étais réveillé en dandinant la tête, mais ma conscience m'a vite rattrapé pour que je continue de faire le dormeur. Pourquoi ? Bonne question, simplement qu'en face de moi je discernais deux voix parlant dans le vide... ou plutôt au téléphone. Les dialogues étaient tout aussi acharnés d'il y a quelques temps.

« Tu fous quoi là ? On était censé se retrouver à ton appartement !
-J'ai niqué ma Peugeot là, je suis entrain de déplacer Cakeman vers un nouveau bolide.
-Comme quoi ?
-Une Mercedes, mais je vais un peu nettoyer avant, le couple qui y était dedans a souffert.
-... Mais tu es malade ! … On n'avait pas dit de mort !
-Mise à part l'autre con qui voulait venger son frère, tu as raison.
-Pourquoi faire ça bon sang ? Grouik ! Tout ce qu'on veut c'est avoir du fric en torturant Cakeman.
-Le client est toujours là ?
-A côté de moi, il s'est tu.
-Pas bon.
-Pourquoi ?
-Vérifie si Proto Badger est réveillé ou non. »

Ses chaussures m'ont laissé entendre un grincement. Je sentais alors un corps s'approchait de moi et me mettre au grand jour. Il a tiré mon bandeau de ma tête.

« Oh, qui est-ce ?, ai-je joué.
-Fais pas semblant, tu joues très mal la comédie, Brown m'a dit ça sur toi.
-Ah, je vois les noms de code, tu dois être Pink c'est ça ?
-Non seulement Pig. »

La personne qui me parlait était inhumaine, d'une part car elle avait une arme à la main signifiant ses intérêts dans la mafia, d'autre part c'était un cochon avec des ailes, encore une victime de notre science actuelle. Vous vous doutez surement que l'être que je cite est la victime de l'affaire Cakeman, mais ce n'est pas là une confession d'homicide, j'ai fait assez de prières à Dieu pour éviter ce scandale. Je voulais juste témoigner de la véritable histoire qui s'est passé ce jour là, évidemment cela ne changera en rien l'affaire et le verdict qui fut prononcé, mais je tiens à vous mettre au courant. Je ne souhaite pas qu'on nie des choses aussi mauvaises sur son compte juste car il a été une victime. Surtout que ce porc est dégueulasse. Quand à la deuxième personne à côté du cochon, je l'avais déjà vu durant un jour très important pour Connerille. Sauf qu'il s'agissait de son frère, et comme je le doutais il m'a cracher à la gueule :

« ZE ZOUI LE CHANTEUL MASQUAY !
-Toi ta gueule ou je te bute, a menacé le porc.
-JE VIENS POUR ME VENGEAY !
-Okay, je te bute. »

Le chanteur a traversé toute les salles de l'appartement pour éviter le canon du Cochon volant. Ce mafieux qui a traité Petit Ours Brun de « fou » et encore plus fêlé que lui. Il comptait bien tuer son client au prix de rien. J'ai profité de cette distraction pour appeler la police, j'ai laissé un message sur leur répondeur laissant l'espoir qui me retrouve par la trace de ce message, puisque je ne connais en aucun cas l'endroit où j'étais retenu. J'ai raccroché le combiné et je me suis retourné, j'ai vu le chanteur masqué coincé dans les toilettes qui allait bientôt mourir, puisque le canon du salopard de cochon était pointé sur son corps. Je devais l'aider, j'ai hurlé à travers l'appartement ce qui a fait pivoté le tir du scandaleux criminel, et... j'ai reçu son sang en pleine figure. Le sang du Cochon volant. Il avait tiré et sa balle a malencontreusement ricoché sur le mur pour aller s'abattre sur sa graisse. C'était dégueulasse. Le chanteur masqué était lui-même choqué. Il m'a dit avant de partir, déguisé avec une perruque blond et des lunettes noires, la chose suivante :

« Il y a des mafieux qui vont venir ici, ce sont mes potes, tu devrais dégager dès maintenant.
-Désolé, je dois d'abord sauver Cakeman.
-Pff, il va mourir de toute façon pour avoir tuer mon frère, avec ce Petit Ours Brun qu'on recherche activement pour avoir démissionner lâchement. »

Il avait à moitié tord et à moitié raison, l'important c'est que je n'allais pas m'apitoyer sur mon sort avec les évènements qui s'apprêtaient à venir dans cette appartement. J'étais sur mes gardes, au point de sursauter à la venue d'une sonnerie hostile. J'ai décroché sans plus tarder.

« Allô ?
-Oui, on se demandait si vous étiez intéressé par...
-Rappelez plus tard.
-On a reçu un message de votre part.
-La police ?
-Non, vous êtes apparemment abonnés aux guides criminels du Ninja Assassin, ce n'est pas... »

J'ai raccroché brutalement, je me voyais démuni, pas d'autorité policière qui puisse me sauver. Où suis-je bon sang ? Cela va m'être terriblement difficile de pouvoir sauver Cakeman ainsi que mon ancien ami. Tels étaient mes pensées floues dans le temps. J'ai certes échoué mais aussi réussi.

Je me suis dirigé vers la fenêtre pour observer le parking, là arrivait tout juste une Mercedes parfaitement décrite par le haut-parleur où j'ai pu entendre le Petit Ours Brun. Aucune organisation mafieuse à l'horizon. Ma véritable préoccupation était d'abord celle du corps de la victime. Je ne voulais pas le déplacer au risque de laisser mes empreintes, j'ai préféré laisser ce corps tel qu'il était là... Après tout ma mission que je m'étais fixé n'est pas d'aider les défunts mais bien les vivants. Je voyais Cakeman sortir d'un air assez déçu, accompagné du Petit Ours Brun qui s'était dirigé précipitamment vers l'entrée de l'immeuble. Là je vis après quelques minutes d'attente le chanteur masqué sortir avec son déguisement. Ils ont profité de cette sortie pour s'introduire dans le bâtiment, assez classique comme solution adoptée. Enfin arrivèrent les derniers protagonistes : les mafieux, ils étaient au nombre de trois dont un vieux se rangeait au milieu. Avec une clé, ils ont ouvert la porte d'entrée de l'immeuble, c'est là que j'ai compris la grande mascarade : je me trouvais dans l'appartement de la mafia qui poursuivait Petit Ours Brun. Les indices étaient, il faut dire, plus que visibles : le manque de passe pour Petit Ours Brun et la clé que détenait la mafia. Surement Petit Ours Brun avait une clé qu'il a confié à son copain de sa nouvelle organisation, en souvenir du bon vieux temps. Toutefois j'étais paré au pire. Je n'avais guère d'issu possible il faut croire à part la police. La porte s'était ouverte laissant paraître les deux individus que je connaissais bien, puisqu'on partageait les même terres : Cakeman et Petit Ours Brun. Avant qu'il me voie, je m'étais intercalé entre le meuble du téléphone et le mur.

Vous connaissez surement la suite, après tout les éléments du procès de Cakeman l'ont parfaitement montrés : le Petit Ours Brun commençait à faire des menaces insinuées à Cakeman qui ne comprenait rien, ensuite arriva le groupe de mafieux qui a conclu un marché entre eux après qu'ils eurent arrêté Cakeman (si le boss ne rappelle pas après une heure donnée, Cakeman saute), et bien entendu la mort flagrante de Petit Ours Brun qui n'a trouvé qu'un frigo pour se réfugier.

Alors que ces êtres inhumains attendaient l'appel de leur patron en toute tranquillité, je n'étais pas à mon aise dans une telle position, il n'est pas toujours facile de trouver un bon endroit lorsqu'on est coincé entre deux obstacles. Ils ont parlé quelques temps avec leur accent typique italien, je doute que cela soit une caricature. La discussion s'était terminée bien assez tôt pour aller s'occuper d'une urgence : le frigo. J'ai profité de ce moment pour délivrer Cakeman qui ne m'avait pas vu puisqu'il contemplait les multiples solutions inaccessibles en face de lui. Il a couru comme un dératé vers la cuisine pour une nouvelle fois se faire ligoté. Je me suis remis entre le mur et le meuble du téléphone, et je n'ai pas bougé une seule seconde. Pourtant, il allait bientôt être minuit et Cakeman s'apprêtait à mourir, à quoi bon faire quelque chose ? Puisque je ne pouvais rien faire si je n'étais pas dans une situation d'urgence. Tout heureusement, la police est enfin venue et les mafieux ont déguerpi de l'immeuble. J'ai été soulagé. Suite à cela, vous le savez très bien, Cakeman a été emmené et enfermé, ce qui m'a désagréablement déçu (on ne peut pas dire qu'une déception est agréable). La police est restée assez longtemps dans la pièce sans examiner le frigo. Ils ont fini par se lasser en manque de preuves et surtout de compétences, j'ai enfin pu être libre de mes mouvements.

Ma mission était à 75% un échec, ce n'est certes pas un échec total, mais on ne peut pas dire que c'était un succès imminent. J'étais allé voir une dernière fois un vieil ami que j'ai connu depuis un bon moment, il était là dans cette boîte froide. Je l'ai ouverte et j'ai poussé un cri strident qui a failli réveillé tout l'immeuble. J'ai comblé mon échec en me confessant vers lui.

« Je suis désolé, je n'ai pas pu te sauver toi... Je m'en veux tu sais, j'espère que tu ne seras pas oublié. »

Je l'ai regardé une dernière fois, il avait la tête recouvert de glace, il me fixait les yeux comme s'il attendait une aide de ma part, cela m'a particulièrement attristé dû à cette expression désespérante. Puis, j'ai regardé ses mains, il avait pris des papiers carambars, à savoir pour quoi faire, je ne savais pas ! Je lui ai arraché ces papiers pour garder un souvenir mémorable de son âme, il n'était pas si mauvais que ça malgré qu'il cachait son jeu aux yeux de tous. J'ai refermé la porte du réfrigérateur puis j'ai remarqué un arrosoir derrière ce frigo, il appartenait à Cakeman, je l'ai pris en passant au cas où il serait très attaché à ce petit objet.

J'ai entre-ouvert la porte, j'ai regardé s'il n'y avait pas de policiers dans les escaliers. Apparemment l'endroit était désert, je suis descendu. Drôle d'impression de descendre d'un endroit où on s'est réveillé par hasard, c'est comme si on était suspendu dans nos rêves et qu'on devait refaire face à la réalité bien sévère. J'ai ouvert la porte d'entrée de l'immeuble et je suis arrivé sur le parking. Il y avait encore la Mercedes, ce qui était loin d'être étonnant puisque le propriétaire l'a accidentellement délaissé, si on peut dire. A savoir la voiture du Cochon volant, je n'ai pu l'identifier, mais je suppose que le Chanteur masqué s'est barré avec, sans attendre les nouvelles de son employé.

J'étais il faut dire, démuni, il n'y avait aucun moyen de transport qui s'offrait à moi pour retourner à ma bonne vieille ville. Je me suis alors aventuré à Capital Perdu, en plein soir, j'y pense encore... Je suis resté 18 heures sous les yeux de terroristes, je me demande comment les otages survivent face à ces regards agressifs. J'ai lu les blagues carambars pour alléger l'atmosphère qui gravitait autour de moi. C'était un ramassis de connerie :

« Qu'est-ce que se doit d'avoir Bussolini à la sortie des Bonga Bonga ? »

J'ai dû tourné la tête jusqu'à me tordre le cou, mais il est vrai qu'il est plus utile de tourner tout simplement ce papier poubelle pour lire la réponse.

« Rep : Une femme de chambre. »

En plus d'être incompréhensible, débile et nulle, elles sont aussi un moyen de provoquer un malaise violent. J'ai lu une autre.

« Quel est le point commun entre notre président et un thé avec Alonso ? »

J'ai pensé toute de suite à un jeu de mot débile avec Jesso. « Jesso thé Alonso », mais rien de cela.

« Rep : Ils pissent tout deux de travers. »

Exécrable. Je m'étais confronté à une autre connerie, mais je n'ai pas eu le temps de la lire... Puisqu'un fêlé m'est entré dedans et m'a menacé avec un couteau. Apparemment c'était la journée.

« Hé ! Calme, je ne suis pas un vilain, ai-je tenté de rassurer.
-Donne moi tes papiers carambars.
-Si tu...
-Donne moi !
-Attends...
-Donne moi ! »

Il m'a arraché des mains mes blagues débiles de carambars et est parti en courant vers la direction opposée. Je n'avais à présent aucun souvenir de mon ami... Le rattraper ? Hum, cela serait difficile, puisque juste après il y a eu une énorme explosion proche de lui, je ne connais pas les origines de ces explosions là, mais il a dû être gravement blessé par ces « attentats ». Enfin, je ne connaissais pas, désolé, erreur de ma part, j'ai eu la réponse durant le procès de Cakeman. Ces papiers Carambars qui s'avéraient bizarres, étaient des bombes qui n'attendaient qu'un simple vent violent pour exploser. « Tu ne tueras point. », rien que la promesse que j'ai tenu devant les 11 commandements m'a attristé. Comment il faisait lui pour éviter tout les pêchés ? Il faut le croire qu'il était un petit peu chanceux, à moins que son destin lui était prédestiné. Toutefois rien à ramener de Petit Ours Brun.

Je suis revenu à Connerille grâce à l'aide bien vaillante d'une famille paysanne, elle m'a ramené intact sans se soucier de mon apparence à mon village. Rare sont les personnes que l'on peut rencontré comme ça. C'est une chance, comme quoi il faut toujours croire en sa bonne étoile.

Je me suis tout de suite mis à remettre en place ce qui manquait, j'ai mis l'arrosoir de Cakeman dans un champ de tournesol pour qu'il le retrouve sans se soucier, et je me suis cloîtré dans ma maison.

Je dois vous dire que si je vous écris, ce n'est pas pour vous embêter. Je vous rappelle que c'est une mémoire de cette affaire, mais en vérité c'est surtout un soulagement pour moi. J'ai été énormément perturbé par cette affaire, il fallait que je me confesse auprès de quelqu'un que je pouvais contacter facilement. Non pas mon prêtre, mais bien vous monsieur, je sens en cette fin de lettre mon âme perdre des poids énormes, ça fait tant de bien, je suis heureux. Je vous remercie d'avoir lu ma lettre.

Proto Badger. »

Assis sur son fauteuil, Arz riait à la lecture de cette lettre, il la froissa en une boule de papier. Il jeta celle-ci sur l'un de ses employés qui le regardait de son bureau.

« Alors ?
-Rien d'intéressant.
-Sérieux, il y a vraiment quelque chose dans le frigo ?!
-Oui, mais ne nous occupons plus de cela tu veux ? On doit assister à un banquet. Va contacter tes 7 autres camarades N°4, dis leur d'arriver dès maintenant.
-Bien monsieur Arz ! »

Le détective cachait une certaine peur dans sa voix, il n'arrivait pas à contrôler ses mains qui tremblaient violemment. Il faut croire que son échec durant la poursuite à Capital Perdu pourrait lui faire honte, surtout devant le président Flow Jesso. Aussitôt l'ordre fut donné que les 7 autres esclaves du détective étaient arrivés. Ils prirent la direction de leur camion pour se rendre au grand banquet.

L'accueil n'était manifestement pas chaleureuse, dès l'entrée le détective et ses acolytes étaient dans un passage étroit, contrôlé à la manière des douanières. Dès l'instant où ils ont passé le cap du contrôle, ils se sont dirigés dans le Palais du Gouvernement pour déguster. Les 8 accompagnateurs restaient immobiles et silencieux alors qu'Arz bouffait à tout va au risque de se tacher. Walt, l'avocat de Cakeman, était présent à l'évènement non pas en tant qu'avocat, mais en tant que député... Évidemment il s'agissait d'une imposture. Mais revenons avant de continuer l'histoire à son rôle durant l'affaire Cakeman. Ce que Proto Badger ne savait pas, c'est qu'il était lui aussi de mèche avec les mafieux... C'était lui qui appelait sans cesse au téléphone pour savoir si la personne est intéressée par une offre ou pas. Au refus de son client, il s'est vu désemparé car il avait là son seul et unique bénéfice. Il s'est alors rendu à la résidence à minuit d'où sortait un groupe de mafieux, le reconnaissant ils leur ont fait une proposition, ou plutôt imposé une mission : « acquitter Cakeman poul quil seul letrouve dans son trou et quil ne parl pas ». Oui, cela manque d'utilité de faire une histoire autour de lui, mais c'était seulement pour compléter chaque profil des personnages. Au moins comme ça on ne manque de rien.

Alors qu'Arz continuait à grignoter ce qu'il pouvait trouver, un homme d'importance arriva dans le Palais apprécié de tous les invités. Sa présence ne se fit pas immédiatement remarqué par Arz, occupé à d'autres loisirs, seulement l'homme en question l'interpella. Le détective s'immobilisa, les joues gonflés, le regard effrayé. Le président Flow Jesso était là.

« Oh, bonjour Mr Flow Jesso, je...
-J'avais à vous parler.
-Je... je suis désolé pour votre jardin... je...
-Oh, ce malheureux trafic dans ma capitale ? Ne vous en occupez plus, je ne viens pas pour régler mes comptes avec vous, je sais que vous n'y êtes pour rien.
-Ah... ah, vous êtes gentil Mr Flow Jesso.
-Je sais que l'heure est à la fête, mais... j'ai un service à vous demander. »

Arz a légèrement détourné la tête pour se rabattre au regard du Président. A la fois intimidé et soulagé, il reprit sa dégustation avec un rythme plus lent.

« Allez-y Mr le Président, je vous écoute.
-Hé bien... J'y tenais beaucoup à mon jardin, vous voyez, affirma Flow Jesso, le voir détruit de cette façon ignoble m'attriste encore... je ne comprends pas comment on peut me faire ça, comment c'est possible... Je ne vois pas... Je vais vous demander d'assurer la police de Connerille.
-Oh ? Ce n'est pas...
-Vous refusez ?
-Non, non, juste que ce n'e...
-Bien, vous acceptez. Mais faites-le sérieusement Arz... Car si je vois une seule fois ces... vilains... fauves... paresseux... ces... puanteurs revenir à Capital Perdu... je...
-Oui, je comprends bien...
-Pour être plus clair Mr Arz, et bien... Que ces salopards de Connerille restent dans leur trou de merde et refoutent par le bordel dans ma ville, si vous n'arrivez pas à canaliser ces enfoirés de médeux, j'irai avec l'armée... Et... Bien entendu, ça serait un échec pour vous...
-Ah... Je... je v... Quand est-ce que je commence. »

Une fois la question posée, Flow Jesso resta immobile durant de longues secondes, la bouche ouverte et les yeux dirigés vers le sol. Il regarda son employé d'un air interrogateur et tapota son épaule, et il lui dit :

« Dès ce soir. »

Ce dernier muffin fut amer, très amer déduisit le détective.
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